Détroit d'Ormuz rouvert : une bonne nouvelle pour votre portefeuille !
La réouverture totale du détroit d'Ormuz devrait générer une baisse des prix de l'énergie dès la semaine prochaine.

- Publié le 17-04-2026 à 19h31

L'annonce était inattendue. Elle a provoqué une chute quasi immédiate du cours des produits énergétiques sur les marchés : le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a annoncé que le détroit d'Ormuz, par lequel transite une quantité non négligeable de la production mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié (GNL), serait "entièrement ouvert" durant le cessez-le-feu avec les Etats-Unis. "L'Iran vient juste d'annoncer que le détroit était entièrement ouvert et prêt pour une traversée complète. Merci !", a déclaré le président américain sur sa plateforme Truth Social.
Conséquence directe : une chute du cours du Brent en mer du Nord et du GNL (-5 %). Encore à 95$ aux alentours de 14h40 vendredi, le brent est passé à 87,71 $ à 15h10. Soit une chute de près de 8 % en une petite demi-heure. "C'est une très bonne nouvelle pour les automobilistes", réagissait, à chaud, Vincent Orts, porte-parole de la fédération belge des négociants en combustibles et carburants (Brafco).
Car une baisse des produits pétroliers sur les marchés, s'accompagne souvent d'une diminution des prix à la pompe. Ce qui devrait soulager les nombreux automobilistes impactés.
Quand ? Certainement pas avant mardi, la baisse du diesel ce samedi ayant été actée avant la réouverture du détroit d'Ormuz. "Les prix fixés ce vendredi et qui prennent cours ce samedi seront valables jusqu'à lundi", indique Vincent Orts, tout en restant prudent sur la suite. "Il faudra voir à quel niveau se situeront les cours du pétrole sur le marché lundi (NDLR : les bourses sont fermées le week-end) mais s'ils sont au même niveau ou encore plus bas, les prix des carburants devraient baisser la semaine prochaine. Certainement mardi pour le mazout de chauffage."
Pour le diesel (2,183 € ce samedi contre 1,758 le 28 février) et l'essence (1,864 € contre 1,634) en station-service, cela pourrait être un brin plus tardif. "Il faut que des seuils du contrat-programme (NDLR : auquel le mazout de chauffage n'est pas soumis) soient franchis mais si la tendance reste la même ce week-end, les baisses à la pompe pourraient déjà être perçues mardi ou mercredi."
Pour autant, la Brafco entend ne pas trop s'enthousiasmer. "C'est une bonne nouvelle pour les automobilistes mais le marché n'a jamais été aussi volatil que ces dernières semaines."
Comprenez : les états d'âme de Donald Trump pourraient très bien faire repartir les cours à la hausse la semaine prochaine. Et la prudence est d'autant plus de mise que la réouverture du détroit d'Ormuz n'est actée que jusqu'à la fin du cessez-le-feu. En cas d'échec des pourparlers et d'une reprise des hostilités, le détroit d'Ormuz pourrait à nouveau être fermé. Avec une nouvelle hausse des prix à la clef.