Ce pays européen a décidé de nommer ministre... une intelligence artificielle !
L'Albanie a mis en place pour la première fois, une ministre virtuelle. Diella, la ministre en charge des marchés publiques est une intelligence artificielle. La Cour constitutionnelle albanaise doit se prononcer sur la légalité de cette nomination.
- Publié le 27-05-2026 à 10h16

C'est un cas inédit sur lequel doit se pencher la Cour constitutionnelle albanaise selon France 24. En effet, cette dernière doit estimer si la nomination d'une intelligence artificielle en tant que ministre du gouvernement est problématique ou non.
Et pourtant, Diella ressemble bel et bien à une ministre potentielle au premier abord selon RTL. Costume traditionnel, peau blanche ou encore de longs cheveux noirs avec un léger voile, elle a tout d'une "femme". Mais Diella n'existe pas. Elle est tout de même ministre en Albanie.
Diella est en réalité une intelligence artificielle. C'est la première fois que cette technologie est utilisée pour siéger au sein d'un gouvernement. Et l'IA assure la lutte anticorruption, notamment dans les marchés publics, depuis septembre.
Un problème de neutralité ?
La corruption est un problème de longue date en Albanie et l'intelligence artificielle semble être la solution parfaite pour le résoudre. Et pourtant, ce n'est pas forcément le cas. Diella comporte des biais, comme tout ce qui est créé sur base d'un algorithme et des questions commencent à se poser sur sa façon de prendre des décisions et si ces dernières sont neutres.
Avant de devenir ministre en septembre, Diella avait été lancée en tant qu'assistante virtuelle pour aider la population dans les démarches administratives. Un rôle parfait. Mais depuis les fonctions ministérielles, sa neutralité est remise en question.
Selon des experts cités par RTL, elle serait basée sur des technologies d'OpenAI. Ensuite, deux de ses créateurs sont soupçonnés de liens avec une organisation criminelle. Le visage albanais de la lutte anticorruption a donc une relation avec des personnes étant elles-mêmes liées à une affaire de corruption.
Et ailleurs ?
L'Albanie n'est pas le seul pays à utiliser l'intelligence artificielle. Selon l'OCDE, 67 % des pays membres utilisent déjà cette technologie dans les services publics. Une véritable question se pose alors : qui décide réellement entre l'algorithme et l'administration ? L'opposition albanaise estime qu'un être non-humain ne peut pas accéder à ce genre de fonction.
