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La police néo-zélandaise a indiqué qu'une vidéo circulait sur les réseaux sociaux, montrant une attaque du point du vue du tireur du massacre de Christchurch. Cette vidéo, que nous ne relayons évidemment pas, présente des images "extrêmement perturbantes".

Sur les premières images, on peut voir le tueur sortir de sa voiture pour aller chercher une arme dans le coffre. Ensuite, il prend la direction d'une mosquée. On l'entend dire: "Let's get this party started". Il écoute de la musique de la guerre civile américaine.

"Nous déconseillons de partager les images"

La police a demandé aux gens de ne pas partager les images, dans lesquelles ont voit l'assaillant tirer sur des fidèles à bout portant.

"La police a connaissance d'images extrêmement pénibles relatives à l'incident de Christchurch circulant sur internet", a-t-elle expliqué sur Twitter.

"Nous déconseillons fortement de partager le lien. Nous travaillons à ce que ces images soient retirées".

Vidéo authentifiée

L'AFP a établi l'authenticité de la vidéo au moyen d'une enquête numérique, en comparant notamment des captures d'écran de la vidéo du tireur montrant la mosquée avec de multiples images de la même zone disponibles sur internet. Les éléments distinctifs de la mosquée étaient les mêmes que sur des images disponibles en ligne, parmi lesquels une boîte aux lettres, une porte d'entrée, et un tapis.

Facebook dit avoir retiré "rapidement" la vidéo live de l'attaque

Facebook a assuré vendredi avoir retiré "rapidement" la vidéo de l'attaque de Christchurch et a présenté ses condoléances aux victimes.

"La police nous a alertés au sujet d'une vidéo sur Facebook peu après le début de la diffusion en direct et nous avons rapidement supprimé les comptes Facebook et Instagram du tireur ainsi que la vidéo", a déclaré le groupe sur Twitter.

"Nous supprimons également tout éloge ou soutien à ce crime et au(x) tireur(s) dès que nous en sommes informés", a-t-il précisé.

"Nos pensées vont aux victimes, leurs familles et les personnes affectées par ces horribles attaques en Nouvelle-Zélande", a ajouté Facebook.

"Nous allons continuer à travailler directement avec la police néo-zélandaise", a assuré Facebook.