Un tweet raciste et elle devient la risée du net
Justice Sacco, une Américaine à bord d'un vol pour l'Afrique du sud, a twitté un message raciste qui a provoqué la colère sur le réseau social.
- Publié le 21-12-2013 à 20h24
Justine Sacco, ce nom ne doit pas vous être inconnu si vous vous êtes baladé sur les réseaux sociaux ces dernières 24 heures. La jeune américaine, responsable de la communication d'un grand groupe de médias et fille d'un magnat minier sud-africain, est au cœur d'un scandale, rapportent Rue 89 et plusieurs médias américains et britanniques.
Alors qu'elle s'apprêtait à se rendre en Afrique du Sud passer des vacances, Justine Sacco a eu la très mauvaise idée de poster ce tweet : "Going to Africa. Hope I don't get AIDS. Just kidding. I'm white". En français : "Je pars pour l'Afrique. J'espère que je ne vais pas attraper le sida. Je plaisante. Je suis blanche! ".
She deleted it but it's not going anywhere #HasJustineLandedYet pic.twitter.com/JLEC2mNw1w
— Pretty Gay (@AtlasSmugged) 21 Décembre 2013
Elle a ensuite éteint son téléphone durant le vol. Sans savoir que ce tweet de très mauvais goût était en train de déclencher un véritable tollé sur les réseaux sociaux américains, au point que les internautes lancent un hashtag #HasJustineLandedYet (Justine a-t-elle déjà atterri?) imaginant la tête à l'atterrissage de la jeune femme quand elle découvrirait son nouveau statut d'ennemie N°1 de Twitter.
Avec ce tweet, la directrice communication d'une société US prend un aller simple pour l'enfer #HasJustineLandedYet pic.twitter.com/GdcIcovuVZ
— Pierrick Moritz (@PierrickMoritz) 21 Décembre 2013
#HasJustineLandedYet ou comment t'auto-suicider en un seul tweet.
— Bosla (@Saufye) 21 Décembre 2013
Le site Buzzfeed a également répertorié les 16 tweets les plus accablants à son encontre. Une ONG a pu tirer son épingle du jeu en créant un site au nom de domaine JustineSacco.com , qui invite à faire des dons pour la lutte contre le sida.
La principale intéressée, qui a depuis supprimé son compte, n'a pas encore réagi. En plus d'être détestée par des milliers d'internautes, elle risque de perdre son emploi. Sa société a déjà annoncé avoir retiré toute référence à elle sur son site, un signe sans doute qu'elle sera prochainement remerciée...
