Un Bruxellois banni de Facebook pour avoir chanté… Justin Bieber (VIDEO)
Le réseau social interdit de faire une reprise d'un hit et d'en poster le résultat en public. Aussi amateur soit-il !
- Publié le 22-02-2017 à 10h01
- Mis à jour le 22-02-2017 à 10h37

Le réseau social interdit de faire une reprise d'un hit et d'en poster le résultat en public. Aussi amateur soit-il ! Vaste thème, que celui de Facebook et de la censure. À de multiples reprises, le réseau des réseaux s'est distingué pour sa politique de censure bicéphale. Bloquant tantôt une photo d'une jeune mère postant l'allaitement de son nouveau-né avec un bout de sein visible de manière trop ostentatoire selon le réseau social, mais laissant libre cours à un post pro-djihadiste ou une fake news pro-Trump, pour ne citer qu'un exemple récent.
Mais la suppression d'une publication n'est que l'un des outils censeurs de Facebook. Le bannissement, qu'il soit temporaire ou définitif, des utilisateurs en est un autre. Et personne n'en est à l'abri. Ngoc-Tuan, informaticien à Bruxelles, vient d'en faire la curieuse expérience.
Utilisateur lambda de Facebook, "il m'arrive d'y poster, en public, quelques courtes vidéos de moi en train de faire des reprises de chansons connues, accompagné de ma guitare."
Sauf qu'après le post de ses dernières prouesses vocales la semaine dernière, avec un cover (reprise, NdlR) de Justin Bieber, Ngoc a eu la surprise de recevoir un mail de "L'Equipe Facebook" l'informant du retrait de sa vidéo pour non-respect du Millenium Act, des droits d'auteur et de la propriété intellectuelle, accompagné d'un bannissement temporaire de son profil, trois jours durant. À moins que Ngoc n'obtienne, de sieur Bieber ou ses ayants-droit, l'autorisation expresse de chantonner l'un de ses hits !
"C'est la deuxième fois que ça m'arrive. On m'a prévenu que si cela se produisait une troisième fois, j'étais complètement banni. Du coup, j'ai rendu toutes mes vidéos de reprises visibles par mes amis seulement…"

Irrité, notre chanteur amateur, qui ne tire aucun lucre de son hobby vocal ? "Mon sentiment balance entre amusement, flatterie et agacement dans la mesure où j'ai mis ces mêmes vidéos sur YouTube sans avoir aucun problème et que précisément, plusieurs YouTubers en font leurs fonds de commerce alors que moi je fais cela en dilettante…"
Un troubadour jaloux serait-il à l'origine du signalement auprès de Facebook, moteur n°1 du fonctionnement de la censure du service ? "Mon collègue expert en Web Social&Medias m'a expliqué qu'il existe des robots qui scannent tous les contenus publics des utilisateurs Facebook. Un peu comme Shazam ! Lorsque cela ressemble trop à des chansons connues, les majors recevraient une black-list de ce qu'ils veulent interdire ou pas…" Les maisons de disques contactées par nos soins ne souhaitaient pas commenter cette théorie.
Moralité, en tout cas : apprentis chanteurs, gare au partage de votre art !
A.Ca.
