Comment les réseaux sociaux rendent (littéralement) dingue

Alexis Carantonis
Comment les réseaux sociaux rendent (littéralement) dingue

Une utilisation excessive de Facebook entraînerait 8% de chances de développer une maladie mentale, dixit des chercheurs. Instagram et Snapchat ? Encore pis ! Vous en avez forcément un(e) dans votre entourage. Les victimes de la "fil d'actuïte aigue", consultant compulsivement leur fil Facebook à longueur de journée, yeux rivés sur leur écran, mobile ou plus large, sont loin d'être une espèce en disparition. Allez les prévenir fissa : leur santé mentale est en péril !

C'est en tout cas ce que concluent, dans un intervalle de temps très rapproché, à la fois des chercheurs britanniques (de la Royal Society for Public Health) et Américains (des Universités de Yale et de Californie, publiant dans le renommé Journal of Epidemiology).

Côté étasunien, 5.000 profils Facebook de volontaires ont été screenés, deux ans durant. Le tout couplé à plusieurs sondages et entretiens avec chaque membre. Conclusion majeure : la corrélation entre usage intensif du réseau et des comportements comme l'isolement, l'anxiété et la pauvreté de la vie sociale In Real Life a pu être avérée. Pis, les heavy users (utilisateurs les plus assidus) du réseau social auraient 8% de chances de plus que les autres de développer une maladie mentale !

Quasi dans le même timing, côté anglais, semblable travail a été mené, mais focalisé sur les jeunes. 1.500 jeunes hommes et femmes (âgés d'entre 15 à 24 ans) ont ainsi été sondés. 90% d'entre eux sont des utilisateurs réguliers des réseaux sociaux. La Société royale de santé publique (RSPH) et le Mouvement de santé pour la jeunesse (YHM), à l'origine du projet, concluent qu'une consultation quotidienne et excessive des réseaux sociaux a tendance à entraîner différents troubles, de l'anxiété à la dégradation de l'image de soi à la dépression, en passant par l'isolement, ou encore des troubles du sommeil.

Dans l'étude est également établi un top 5 des réseaux sociaux les plus destructeurs de notre santé mentale : si Youtube (5e) et Twitter (4e) s'en sortent relativement bien, il est intéréssant de constater que ceux fondés ou laissant une place majeure aux photos de soi et de ses proches, soit dans une moindre mesure Facebook (3e), mais surtout Snapchat (2e) et Instagram (1er) sont les plus destructeurs de santé mentale chez les jeunes adultes... Prudence !

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