Comment des robots peuvent voler des codes à usage unique pour se connecter sur votre compte
Avec les avancées technologiques, les pirates développent toujours plus de techniques pour subtiliser des données en ligne.
- Publié le 20-06-2024 à 14h22

Depuis quelque temps, face à la recrudescence des hackers parvenant à pirater les comptes en ligne pour voler de l'argent ou des données, un système de double authentification a été créé. Le principe est d'effectuer une vérification en 2 étapes pour renforcer la sécurité des comptes. Un message contenant un code à usage unique peut par exemple être alors envoyé sur votre smartphone pour vérifier votre identité.
Bien que le processus semble renforcer la sécurité de vos comptes, un rapport de l'éditeur de solutions antivirus Kaspersky démontre que cette démarche peut être contournée, comme le rapporte la RTBF.
Pour ce faire, des hackers peuvent acquérir des robots, appelés bots OTP, capables de voler des données. Ces agents intelligents ont été conçus dans le but de subtiliser des codes d'authentification à usage unique. De là, les pirates peuvent récupérer vos données personnelles de diverses façons, notamment en les retrouvant sur le dark web où elles auront fuité et/ou été mises en vente. Ensuite, le pirate va tenter de se connecter au compte aux identifiants volés. La personne possédant le compte en question recevra un code à usage unique sur son téléphone, qu'il faudra alors récupérer.
Pour y parvenir, le bot OTP appellera la victime puis suivra un script dans le seul but de l'inciter à divulguer le code reçu, qu'elle tapera sur son téléphone durant l'appel. Une fois ce code partagé, le hacker doit simplement l'introduire dans le compte pour réussir à se connecter et avoir accès à toutes les données de sa victime, comme l'expliquent nos confrères. Il faut donc être méfiant dès qu'une telle demande est faite au téléphone et, dans le pire des cas, rentrer soi-même le code sur le site concerné.
Pour éviter toute mauvaise surprise, il vous sera également conseillé d'éviter de cliquer sur des liens reçus par SMS ou sur des e-mails suspects.
