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Variole du singe : "La situation au Congo concerne directement la Belgique"

La République démocratique du Congo est le foyer et l'épicentre de la résurgence actuelle de la "variole du singe". En RDC, le Sud-Kivu, région très vulnérable, est l'une des deux provinces les plus touchées du pays. Deux témoins, travaillant pour l'ONG belge VSF active sur place dans la prévention de la Mpox, donnent une idée de la situation - précaire - sur place. Entretiens.

Sophie Devillers
 La variole du singe, qui se manifeste par de la fièvre et des lésions cutanées, est connue depuis des décennies.
©AFP

Avec ses quelque 4600 cas suspects et confirmés et ses 26 décès comptabilisés en 2024, le Sud-Kivu est l'un des épicentres de la résurgence épidémique de variole du singe dans le pays - et donc dans le monde. Cette province située à l'est de la République démocratique du Congo, est la plus sévèrement touchée du pays avec celle de l'Équateur (nord-ouest de la RDC). Selon les autorités locales, la province constate actuellement 350 nouveaux cas par semaine. Le mpox est une maladie virale qui se propage de l'animal à l'homme mais se transmet aussi via un contact physique étroit. La maladie provoque de la fièvre, des douleurs musculaires et des lésions cutanées. La souche de clade 1, responsable de l'épidémie actuelle en Afrique, est mortelle dans 3,6% des cas et est particulièrement dangereuse pour les enfants, selon l'OMS.

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