Accès réglementé, le pire est à venir: la consommation et les remboursements des médicaments anti-obésité s'envolent
Malgré un accès strictement réglementé, les prescriptions des médicaments anti-obésité comme l'Ozempic coûtent déjà 76 millions d'euros par an à la Sécurité sociale. Et le pire serait à venir, écrit L'Echo dans son édition de samedi.

- Publié le 21-06-2025 à 08h10

Malgré les restrictions imposées par le ministère de la Santé et une disponibilité réduite, les remboursements de ces traitements contre l'obésité ont progressé de 25 % en 2024 par rapport à 2023, comme le révèlent les chiffres que L'Echo a obtenus auprès de l'Inami.
Entre janvier et novembre de l'année dernière, l'assurance maladie a déboursé plus de 69,5 millions d'euros pour des médicaments à base de sémaglutide. Si l'on extrapole ces données pour l'ensemble de 2024, les dépenses atteindraient 75,8 millions d'euros, contre 60,7 millions en 2023. Comparé à 2021, c'est un triplement des coûts.
Les médicaments contenant du sémaglutide se positionnent désormais comme les deuxièmes plus grands contributeurs à la hausse des dépenses de pharmacie bénéficiant d'un remboursement par la Sécurité sociale.