Le risque de contracter le coronavirus est-il plus élevé en serrant la main à des amis qu’en ouvrant son courrier ? Si la réponse semble évidente et la question à côté de la plaque, elle a au moins le mérite d’interroger le niveau de dangerosité de chacune de nos activités en cette période de pandémie. L’Association médicale du Texas (TexMed) a choisi de numéroter leur degré de dangerosité sur une échelle allant de 1 à 10, 1 étant un risque faible et 10 un risque élevé.

La comparaison de ce tableau avec les mesures prises en Belgique interroge.

Comme le révèle l’infographie ci-contre, manger au restaurant, à l’intérieur surtout, et prendre un verre au bar font partie des activités sensibles où la possibilité de contracter le virus est jugée forte. Pourtant fortement recommandé par la profession, le masque n’y est pas obligatoire. " Les clients ne comprennent pas l’importance de porter le masque ", rappelle Thierry Neyens, président de la Fédération Horeca Wallonie. " Certains font des raccourcis ‘pas de masque quand on mange’, mais la question n’est pas là. Dès qu’il y a des déplacements, il y a des risques car la distanciation n’est plus possible ; or, on ne sait pas qui est à côté. "

Pour le reste ? Les cinémas et les lieux de culte sont des établissements où le risque est élevé ; cela tombe bien, le masque y est désormais obligatoire. Faire du shopping au centre commercial présente en revanche un risque modéré et le danger est encore moins important pour les courses au supermarché.

Pour ceux qui souhaitent partir en vacances, le camping est évalué comme étant une zone à faible risque. Passer quelques nuits à l’hôtel est à cheval entre faible et modéré, tout comme se promener dans un centre-ville noir de monde.

Pour les sportifs, la salle de gym est risquée, contrairement à un sport en extérieur, jugé modéré, voire faible.

Ce tableau est à relativiser. Il n’a pas été calculé suite à des données épidémiologiques sur la transmission du virus dans ce panel d’activités - ces données précises n’existent pas -, mais fait suite à une évaluation effectuée avec une quinzaine de médecins spécialisés. Ces informations sont données à titre indicatif, le document ne faisant pas de différences selon le contexte. Le risque à la plage est jugé modéré sans faire la différence entre être seul sur une plage désertique ou être en groupe sur une plage bondée. Mais là n’est pas le but recherché. Ce tableau se veut surtout une mise en perspective des dangers encourus au quotidien lors de chacune de nos activités parmi les plus banales de la vie courante.

© D.R.