Les refuges plus indispensables que jamais pour contrer la maltraitance des animaux
Le nombre d'animaux pris en charge est en hausse dans la plupart des refuges wallons et bruxellois.
- Publié le 17-01-2020 à 07h21
- Mis à jour le 17-01-2020 à 19h34

Le nombre d'animaux pris en charge est en hausse dans la plupart des refuges wallons et bruxellois.
Les refuges pour animaux sont devenus en quelques années bien plus que de simples lieux recueillant des animaux abandonnés. Ils sont devenus des acteurs de premier plan dans la lutte contre la maltraitance animale sous toutes ses formes. Sans refuges, les politiques visant à protéger les animaux de compagnie et de ferme seraient en effet impossibles à faire respecter.
Les chiffres impressionnants des prises en charge de l'année dernière prouvent bien que leur rôle est indispensable. La plupart des refuges interrogés dans le cadre de cet article font en effet part d'une augmentation globale du nombre d'animaux qu'ils ont pris en charge en 2019.
"On peut dire que la hausse est exponentielle. Le nombre d'animaux adoptés chez nous a grimpé de 25 % en un an. En 2019, on a eu 525 animaux abandonnés et 905 animaux trouvés. Parmi les animaux trouvés, 160 ont pu être restitués à leur propriétaire. On a également eu 914 chats et 466 chiens adoptés ainsi que 46 petits animaux", indique Gaëtan Sgualdino, président de la SPA de la Louvière.
Chez Veeweyde aussi, l'année 2019 a été mouvementée. "On a recueilli 700 chiens et 1 100 chats et il y a eu 1 050 adoptions", indique Ludivine Nolf, porte-parole de refuge.
Dans les refuges pour animaux de ferme aussi, les arrivées d'animaux ont été importantes.
"L'année 2019 a été très chargée. On a dû intervenir très souvent, que ce soit pour des équidés ou des animaux de ferme maltraités ou négligés. Sans compter les animaux errants non identifiés retrouvés sur la voie publique", confirme Jean-Marc Montegnies, président du refuge Animaux en péril. Le refuge a en effet recueilli 281 animaux de ferme en 2019 contre 253 pour 2018.
Plusieurs refuges nous ont par ailleurs indiqué devoir faire face très fréquemment à des saisies toujours plus importantes.
"Il y a dix ou quinze ans, quand on intervenait, c'était généralement pour un animal seul, gravement maltraité par son propriétaire. Maintenant, on doit faire face à de grandes saisies d'animaux négligés", indique Sébastien De Jonge, de Sans Collier.
