Thorn: la fin d'une longue l'histoire

G.Dx.

La démolition de l'usine

de Chercq

a commencé mardi

CHERCQ Une grue immense et un morceau d'histoire qui s'en va. La démolition de l'usine Thorn a donc débuté depuis quelques jours. Le village de Chercq était autrefois animé par l'activité de deux cimenteries: Thorn et Delwart. Cette dernière est devenue un parc communal il y a quelques années déjà. Cette fois, c'est Thorn qui va disparaître.

Les travaux, confiés à une société de la région du Centre, vont durer une quarantaine de jours. Coût de l'opération: plus ou moins 20 millions (495.787 €).

Situés sur la rive gauche de l'Escaut, en aval du pont de Vaulx, les deux anciens fours de la cimenterie ont perdu leurs cheminées vers 1914. La dernière cuisson a eu lieu en 1973. La Compagnie des ciments belges (CCB) avait ensuite racheté le site. Un deuxième bâtiment plus moderne sera alors installé. Là, des ciments spéciaux venus de Gaurain étaient mélangés. Ils étaient ensuite conditionnés sous forme de Big Bags d'1 m3.

Par après, la CCB décidera de supprimer le broyage et le stockage de pyrite et de cendres volantes. Petit à petit, le site de l'usine Thorn ne servira plus qu'à entreposer des outils et du matériel. Plusieurs cabines serviront encore à accueillir les ouvriers. Toujours dans cette même optique environnementale, la CCB a pris la décision de réhabiliter le site. Afin de préserver le voisinage, aucun explosif ne sera utilisé. Une grue à tenailles se chargera de l'exécution des travaux. Les deux anciens fours seront eux aussi épargnés. Le chemin de halage continuera à faire partie du réseau Ravel. Une nouvelle piste sera aménagée en parallèle.

D'ici quelques mois, des péniches déposeront des terres arables qui seront ensemencées. Des feuillus seront également plantés mais pas avant fin 2001.

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