Martin Kolar: "Lyon a été le déclic"

David De Myttenaere

Le médian tchèque d'Anderlecht assure être revenu au niveau qu'il avait avant sa blessure

ANDERLECHT Impressionnant mardi en Ligue des Champions face à Lyon, Martin Kolar semble avoir retrouvé toutes ses sensations. Passes dans les pieds, débordements en relais avec Mornar ou Wilhelmsson, ouvertures... tout ce qu'il a entrepris en première mi-temps lui a réussi.

"Plusieurs personnes m'ont dit que j'avais très bien joué durant la première période, se réjouit le médian gauche anderlechtois. Avec ce système en 3-5-2, l'entraîneur m'avait demandé d'arpenter mon flanc pour amener le plus de ballons possible dans les pieds des attaquants. Mais à ce rythme-là, je ne pouvais pas tenir durant nonante minutes: heureusement, après le but, j'ai pu arrêter de monter pour assurer le travail défensif. Mais à la fin, j'étais cuit."

Il faut dire que le jeune Tchèque de 20 ans est forcément encore en manque de rythme après plus de 2 mois d'indisponibilité et seulement quelques matches en réserves: "Je me suis blessé aux ligaments du genou trois semaines avant la reprise du championnat. Cela a été difficile pendant neuf semaines mais je ne sens plus rien désormais. Depuis mon retour de blessure, avec les réserves, je sentais que ce n'était pas tout à fait moi: il y avait des hauts et des bas. Mais j'aime les rencontres contre les grandes équipes. Ce match contre Lyon a été le déclic: je me suis vraiment libéré. Mais cette fois, je peux vous dire qu'on a retrouvé le vrai Martin Kolar."

Arrivé en Belgique il y a à peine plus d'un an, sans famille ni ami, Martin Kolar avait eu la chance de retrouver son compatriote Daniel Zit- ka dans la grande maison mauve : "Daniel m'a beaucoup aidé au début: quand je suis arrivé à Anderlecht, je ne parlais pas un mot de français. Il me servait un peu d'interprète. Mais maintenant, il m'a dit que je devais me débrouiller par moi-même. Mais j'avais pris les devants en suivant des cours de français. Je trouve que c'est important de pouvoir communiquer avec ses coéquipiers mais aussi avec les personnes que je rencontre dans la vie de tous les jours."

Mardi, à l'issue du match, il a retrouvé avec bonheur ses parents et sa soeur, venus de République tchèque spécialement pour assister au duel contre les Français: "Mon papa m'a aussi dit que j'avais joué une très bonne première mi-temps, que le match avait été très agréable à regarder et que l'ambiance avait été incro- yable. Hélas! je n'ai pas pu les voir très longtemps: ils devaient retourner au pays pour le travail ou les études..."

Martin Kolar retourne, lui aussi, à ses occupations: samedi soir, face au Lierse, il espère bien retrouver son ami Bertrand Crasson sur la pelouse du stade Vanden Stock...

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