Emploi : ça passe ou ça casse...

La vice-Première ferraille ferme sur le chômage technique des employés

BRUXELLES Deux brûlots allumés par Joëlle Milquet en matière d'emploi restent, pour l'heure, en rade : la réforme (redoutée à la baisse) des possibilités de travail des étudiants et l'utilisation des titres-services pour les gardes d'enfants.

Mais il en est un troisième sur lequel la vice-Première ministre CDH ferraille ferme, en ce moment : celui du chômage technique des employés. Et l'issue qu'elle parviendra à y réserver pèsera, elle le sait, sur son image du moment.

Le problème est simple et complexe. Pour freiner la tendance au licenciement sec dans les entreprises, la ministre veut étendre aux employés la possibilité de mise en chômage technique (donc temporaire) qui existe déjà pour les ouvriers.

Le patronat est pour. Mais les syndicats calent, rejoints par le PS. Principal motif : le risque d'abus du système, qui se retourne également contre les ouvriers.

Bref, depuis lundi, la ministre tente de contourner l'obstacle. Elle propose de limiter le chômage technique dans le temps (8 à 12 semaines en cas de chômage complet, 16 à 24 si c'est du chômage partiel).

Mais le PS n'y est guère beaucoup plus chaud. Restent deux autres pistes sur la table : un système de réduction temporaire du temps de travail. Ce serait soit sur base volontaire (et non compensé), soit imposé par l'entreprise (et compensé alors financièrement pour le travailleur par l'État).

Un intercabinet était toujours en cours hier soir, au moment de boucler cette édition. L'espoir, sujet à caution, restait de faire adopter le projet ce vendredi en Conseil des ministres.

Ch. C.

Son cumul de fonctions n'aide pas la présidente du CDH à maîtriser son parti, alors qu'elle a aussi fort à faire sur de douloureux projets touchant à l'emploi...

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