Trois accusés pour le drame de Hofstade
- Publié le 16-04-2012 à 00h00
Ils doivent répondre du viol mortel de Danielle Hardy
ASSISES BRUXELLES L'affaire de Hofstade avait effrayé tout le pays, à l'aube de l'année 2007. Le corps sans vie de Danielle Hardy, 56 ans, avait été découvert le 30 décembre 2006 sur un sentier utilisé par les pêcheurs dans ce domaine du Bloso, près de Malines.
Le visage de la victime présentait plusieurs blessures. Ses mains se trouvaient au-dessus de sa tête, les poings serrés. Les doigts étaient bleus, les jambes et le bas-ventre dénudés, les pieds écartés, la culotte descendue à hauteur d'une cheville, les bas déchirés. Les cuisses, les genoux et les tibias étaient couverts d'hématomes. Un meurtre consécutif à une agression sexuelle ne semblait faire aucun doute.
L'emploi du temps de la disparue a été rapidement reconstitué. Dans la matinée du 29 décembre, elle s'est rendue à Bruxelles pour retrouver des anciens collègues de travail de l'administration communale d'Etterbeek et pour y faire des emplettes. Traditionnellement, elle traversait à pied le domaine de Hofstade, qui séparait son domicile de la gare.
Dans les heures qui ont suivi la découverte macabre, la carte d'identité de Frédéric Matrai avait été saisie. Il avait habité à Boortmeerbeek et il y logeait souvent dans des caravanes, avec ses amis, Pascal De Vliegher et Christophe Cnops. Matrai sera arrêté le 4 janvier 2007.
Il a déclaré qu'il avait passé la soirée en compagnie de Cnops et de De Vliegher et qu'alors qu'ils traversaient à trois le parc de l'Adeps, ils ont croisé une dame blessée. Ils auraient tenté de l'aider à marcher. N'y parvenant pas, il aurait quitté les lieux avec Cnops.
Selon le premier suspect de l'affaire, De Vliegher a entretenu des relations sexuelles librement consenties avec la victime. Matrai nie toute culpabilité.
Après bien des variations , De Vliegher a avoué le viol mais sans la circonstance aggravante de meurtre. Cnops n'avoue qu'une non-assistance à personne en danger. Le procès prendra une dizaine de jours.
Jean-Pierre De Staercke
