Que c'est beau, la différence
- Publié le 23-10-2013 à 08h34

RÉSUMÉ Comme tout le monde, Gabrielle et Martin aiment chanter ensemble à la chorale, passer un maximum de temps ensemble, se bécoter, se caresser. Mais leur manque d'autonomie les rend différents. Et leur histoire d'amour effraie une partie de leur entourage dès qu'on aborde la question de la sexualité.
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NOTRE AVIS Aux antipodes des productions hollywoodiennes, qui présentent souvent les personnes souffrant d'un handicap mental sous un jour extraordinaire, Louise Archambault prend le parti de la simplicité, de la véracité dans ce qu'elle a de plus banal. Gabrielle (interprétée par l'extraordinaire Gabrielle Marion-Rivard, atteinte du syndrome de Williams) veut juste vivre comme sa sœur adorée, en parfaite autonomie, dans un appartement avec son "chum". Tout le reste lui échappe. Et pourquoi n'aurait-elle pas droit au bonheur, comme tout le monde ?
Un message jamais surligné par la mise en scène sobre, classieuse, pudique. Louise Archambault se fait petite souris pour suivre Gabrielle dans ses espoirs, ses rêveries, ses errements. Sans jamais lui imposer de dialogue définitif, trop symbolique. Les émotions de ses interprètes lui suffisent. Ainsi que leurs chants.
Difficile de ne pas se laisser toucher par la grâce de cette petite tranche de vie ou par les reprises magiques du répertoire de Robert Charlebois. Un must pour tous les cinéphiles en manque de différence cinématographique dans des salles surpeuplées de superhéros hollywoodiens.
Patrick Laurent
Gabrielle
Drame
Réalisé par Louise Archambault
Avec Mélissa Désormeaux- Poulin, Benoît Gouin, Isabelle Vincent, Robert Charlebois
Durée 1h44
