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Le Grand Entretien de La DH: Pairi Daiza ou l'histoire du rêve fou d'Eric Domb, "c'était une catastrophe au début"

Rencontre avec Eric Domb, le fondateur de Pairi Daiza.

Le Grand Entretien de La DH: Pairi Daiza ou l'histoire du rêve fou d'Eric Domb, "c'était une catastrophe au début"
©Ennio Cameriere

Quand on pousse les portes de Pairi Daiza, on entre dans un monde à part. Un monde imaginé et façonné par son patron, Eric Domb. Rencontre avec un homme passionnant et passionné par son métier.

Pour commencer, parlons de votre historique personnel et professionnel. Quel a été votre parcours avant de devenir l'entrepreneur que tout le monde connaît ?

"Je voulais être chirurgien comme mon père qui était un très très grand chirurgien. Mais il m'a dit un jour que ce n'était pas une très bonne idée, que je n'étais pas très adroit et que j'allais tuer beaucoup de monde (rires). J'ai donc fait des études qui étaient à ma portée, en droit. Après cela, j'ai eu quelques métiers : j'ai été avocat, j'ai travaillé dans une société de conseils… Ensuite, j'ai créé une petite société qui s'occupait d'aider les jeunes entrepreneurs. Cette petite fiduciaire a très bien marché sauf que les gens qui étaient en face de moi avaient des vies plus intéressantes que la mienne. Un jour, le beau-père de mon assistante, qui était originaire de Tournai et qui avait aidé à créer Walibi, avait entendu parler en Allemagne d'un jardin ornithologique qui avait beaucoup de succès. Et il s'avère que cette vieille abbaye cistercienne de Cambron était à vendre et il s'est dit qu'on pouvait nous aussi créer un jardin ornithologique ici. Il n'a rien trouvé de mieux que de me demander de l'accompagner à Cambron pour l'aider à trouver des investisseurs qui pouvaient l'aider à réaliser son projet. Pour lui faire plaisir - alors que je trouvais l'idée assez absurde - j'ai pris ma voiture, et je suis arrivé ici. Et je m'en souviens, c'était le premier samedi de novembre 1992. En résumé, je suis tombé fou amoureux de cet endroit. En fait, les pièces de mon puzzle personnel ont commencé à se mettre ensemble car je ne m'étais jamais épanoui dans mes anciens métiers. En quelques semaines, ma vie a complètement changé. J'ai remis les clés de l'entreprise à mon associé et je me suis lancé à corps perdu dans la création de quelque chose que je ne connaissais pas du tout. Pour être honnête, c'était une catastrophe au début. Nous étions une toute petite équipe qui n'avait pas toutes les compétences nécessaires et les chiffres que nous avions mis dans notre plan financier étaient beaucoup trop optimistes. On avait prévu 260 000 visiteurs la première année alors que le parc n'était pas terminé quand on l'a ouvert, et on n'a eu que 162 000 visiteurs."

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