Les garages veulent rouvrir: "sur rendez-vous individuel avec le client et dans le respect scrupuleux de la distanciation sociale"
- Publié le 03-04-2020 à 11h59
- Mis à jour le 03-04-2020 à 12h21

A l'arrêt quasi-total depuis mi-mars, le secteur de l'automobile et de la mobilité souhaite redémarrer une partie de ses activités. Une demande en ce sens a été adressée aux autorités par les trois principales fédérations concernées.
Febiac (Fédération de l'industrie automobile), Traxio (Fédération du commerce, de la réparation et de la mobilité) et Renta (Fédération des loueurs de véhicules) réclament l'élargissement de l'autorisation d'exercer « des activités sûres ». Les concessionnaires et autres acteurs représentés estiment être en mesure de respecter les règles d'hygiène et de distanciation sociale.
Actuellement, seuls les dépannages et réparations urgentes, notamment à destination du personnel médical et des activités indispensables, restent autorisées. Mais cela ne représente qu'une infime partie de l'activité habituelle du secteur : la vente et la livraison de véhicules neufs ne sont pas permises, pas plus que la reprise de véhicules de leasing arrivés en fin de contrat, ni même la remise de véhicules d'occasion, notamment à cause de la fermeture des centres de contrôle technique.
Ce sont principalement ces mesures que les trois Fédérations souhaitent voir assouplir, ainsi que la possibilité pour les ateliers de reprendre les entretiens et réparations habituels « sur rendez-vous individuel avec le client et dans le respect scrupuleux de la distanciation sociale ». Des autorisations qui devraient apporter une bulle d'oxygène financière aux entreprises concernées, où des millions d'euros de capital sont désormais immobilisés, sans être de nature « à générer des queues de clients en rangs serrés ».
Dans leur communiqué conjoint, les Fédérations se disent confiantes quant à l'adoption de ces assouplissements après le 19 avril, date prévue du prochain ajustement des mesures. Elles préviennent également des risques en cas de refus, la résorption du retard accumulé pourrait alors ne pas se faire dans les délais prévus, et paralyser une partie des futures ventes de véhicules.
