Speedgun, jumelles, drones...: ces nouveaux radars utilisés à l'étranger et qui pourraient arriver chez nous
Excès de Vitesse, non-respect des distances : la technologie est d'un appui considérable pour lutter contre ces fléaux.

- Publié le 21-10-2024 à 06h12
- Mis à jour le 21-10-2024 à 06h13

La police locale et fédérale dispose d'un dispositif répressif déjà bien fourni pour inciter les automobilistes à davantage respecter les limitations de vitesse. Il y a évidemment les radars fixes et tronçons, les radars mobiles (voiture ou sur trépied), ou encore les Lidars, régulièrement déplacés pour élargir le maillage de rues contrôlés.
Moins populaires auprès des automobilistes car particulièrement sournois, le radar poubelle est également utilisés par nos zones de police. "C'est simplement un radar mobile qui est placé dans une poubelle", nous confirme la police fédérale. Enfin, il reste deux types de radars qui ne sanctionnent pas les excès de vitesse mais qui restent importants pour la sécurité routière : le radar feu rouge qui, comme son nom l'indique, sanctionne les automobilistes qui ne s'arrêtent pas à la phase rouge d'un feu tricolore, et enfin le radar de passage à niveau qui sanctionne ceux qui traversent les rails malgré le feu rouge et les barrières fermées ou en phase de fermeture.
Aussi étonnant que cela puisse être, le speedgun n'est pas encore utilisé par les forces de l'ordre pour mesurer la vitesse des automobilistes. Ou presque : il est en phase de test au sein de la police boraine. L'objectif n'est pas de verbaliser les automobilistes mais bien de mesurer la vitesse moyenne dans une rue. Par exemple lorsque les riverains se plaignent d'une sensation de vitesse trop élevée. Après objectivation avec le speedgun, la zone de police pourra décider de mener des contrôles répressifs par après. Notons enfin qu'en cas de vitesse démesurée, le policier pourra toujours interpelé l'automobiliste.
L'autre radar qui n'est toujours pas utilisé chez nous et qui pourrait faire son apparition prochaine dans l'arsenal policier, ce sont les jumelles, très utilisées en France. Et presque indécelables par les automobilistes puisqu'elles permettent de relever la vitesse d'un conducteur jusqu'à un kilomètre de distance.

La France utilise également le radar-drone. Des tests avaient été réalisés en France en 2019. Et depuis le 19 avril 2023, une nouvelle réglementation précise les critères d'utilisation des drones, entre autres, à des fins de sécurité publique. Depuis, des drones-radars ont été utilisés à plusieurs dizaines de reprises, mais essentiellement dans le cadre de la sécurisation de manifestations. Ils ont toutefois été utilisés durant le dernier été lors des chassés-croissés entre juillettistes et aoûtiens. Et principalement pour la surveillance de la densité de trafic, pas dans le cadre d'actions de répressions de la vitesse même si des infractions dangereuses (doubler par la droite, queues de poisson, distances de sécurité,...) peuvent être sanctionnées via ces radars.

Toujours en France, un autre-type de radar utilisé en France pourrait être utilisé en Belgique dans les prochaines années : celui permet de justement sanctionner les automobilistes qui aiment la jouer collé-serré. La technologie est déjà utilisée en France dans les radars de type Mesta Fusion 2, que l'on rencontre sous forme de tourelles. En Belgique, seul le Mesta Fusion 1 est actif pour le moment. Et ne vérifie que les distances de sécurité entre camions. Pour les voitures, c'est plus compliqué. Le Code de la route ne précise en effet pas la distance de sécurité nécessaire entre deux véhicules.
