Rénovations, PEB, bien-être... : voici la maison idéale des Belges
Le bien-être est plus important que la superficie ou le budget.
- Publié le 18-02-2026 à 14h07

Si l'on sait que le Belge a une brique dans le ventre, il n'a pas pour autant le budget pour s'acheter la maison de ses rêves.
Mais, précisément, à quoi ressemble la maison idéale?
Crelan, en collaboration avec Ipsos a tenté de répondre à la question à travers une enquête nationale. Les résultats révèlent une évolution sensible des priorités.
Premier constat : le bien-être s'impose comme la boussole des acquéreurs
En 2025, acheter une maison n'est plus seulement affaire de superficie ou de budget, mais de qualité de vie. Le calme du quartier arrive en tête des critères pour 83 % des répondants. Viennent ensuite un espace intérieur confortable (82 %) et la présence d'un jardin (77 %), devenu indispensable pour "respirer". Les matériaux de qualité (76 %) et la possibilité de préserver son mode de vie (64 %) complètent ce tableau d'un logement pensé comme un refuge.
Cette quête de sérénité se confirme particulièrement chez les 20-35 ans. Comparés à 2024, ils accordent davantage d'importance à la tranquillité du voisinage, à la proximité du lieu de travail et des commerces, ainsi qu'à la qualité des finitions. La distance par rapport aux écoles progresse également de manière significative (57 % contre 44 % un an plus tôt), signe que les projets familiaux pèsent plus tôt dans les décisions immobilières.
Le PEB a moins d'importance
Si l'efficacité énergétique et l'écologie dominaient encore largement les préoccupations en 2024, le certificat PEB recule aujourd'hui dans le classement global des priorités. Cette évolution varie toutefois selon les régions. En Flandre, le score énergétique demeure déterminant pour 71 % des propriétaires. En Wallonie, ils ne sont plus que 39 % à le juger crucial, contre 58 % l'an dernier. Les acquéreurs wallons privilégient davantage les maisons immédiatement habitables, la proximité des commerces et des transports en commun, ainsi qu'un environnement rural.
Pas peur des rénovations
Autre tendance marquante : le retour en grâce de l'existant. Les constructions neuves perdent du terrain au profit des biens à rénover, perçus comme un compromis plus équilibré entre localisation, espace et budget. Chez les 20-35 ans, 64 % optent désormais pour un bâtiment existant, contre 54 % en 2024. La rénovation s'installe ainsi dans les stratégies d'achat : 8 % des propriétaires ont contracté un prêt spécifique, dont un quart de type "vert". Si ces dispositifs sont largement connus, un répondant sur cinq s'interroge encore sur leur adéquation à sa situation. Néanmoins, quatre sur dix se disent prêts à allonger la durée de leur crédit pour accéder à un logement plus durable.
Car la maison idéale ne s'achète pas à n'importe quel prix. Si l'âge moyen d'acquisition reste stable, à 25,6 ans, le parcours vers la propriété évolue. En 2025, seuls 52 % des 20-35 ans vivaient encore chez leurs parents avant d'acheter, contre 62 % l'année précédente. La location en couple devient une étape plus fréquente, signe d'une indépendance résidentielle plus précoce.
Les premières années de remboursement impliquent toutefois des ajustements. Près de 38 % des répondants évoquent une baisse de leur qualité de vie lorsque l'achat est financé par un prêt. Les sorties au restaurant et les voyages figurent parmi les dépenses les plus réduites, toutes générations confondues. La règle d'or demeure néanmoins respectée : consacrer un tiers de son revenu net au crédit, afin de préserver un équilibre financier.
Chaque tranche d'âge arbitre différemment. Les 20-35 ans limitent surtout les repas à l'extérieur tout en préservant les voyages, leur priorité. Les 36-50 ans réduisent davantage les déplacements et les petits plaisirs, tandis que les plus de 50 ans rognent principalement sur les escapades. Entre aspirations écologiques, désir de calme et prudence budgétaire, la maison idéale des Belges en 2025 se dessine ainsi comme un compromis assumé entre rêve et réalité.

