Voici la solution envisagée par certains membres du gouvernement pour faire diminuer votre facture d'énergie

Certains membres du gouvernement favorisent une piste.

Rédaction

Ce lundi matin, DH Radio recevait Georges Gilkinet dans son émission "Il faut qu'on parle". Lors de cet entretien, il a été beaucoup question de la hausse des prix de l'énergie. Un problème pour tous les ménages car les coûts augmentent sans arrêt. Certaines familles ne parviennent plus à joindre les deux bouts. Ce qui pousse le gouvernement à agir afin d'aider les personnes qui en ont le plus besoin. "Cette crise ne doit pas être sous-estimée, elle est sérieuse et elle va durer longtemps", a estimé Malik Ben Achour, député fédéral socialiste à la Chambre sur RTL. "Elle touche tout le monde. Les gens qui nous écoutent et qui gagnent 1.500 à 2500 euros et qui sont sur le chemin du travail en ce moment même. Il faut agir vite pour les aider."

Problème: les négociations coincent. Plusieurs idées ont été proposées. Mélanger TVA et accises est l'une des solutions privilégiées par la Vivaldi. Ces deux revenus constituent une grande partie des recettes générées par un gouvernement. L'accise est perçue sur les produits fabriqués tandis que la TVA est perçue sur la vente d'un produit ou d'un service. Ces accises sont payées par le fabricant. Les accises sont considérées comme un mécanisme plus souple pour taxer les citoyens.

"Il y a un mécanisme de compensation via des accises", a ajouté Malik Ben Achour. "Ce qui est important de dire, c'est que cette compensation ne doit reprendre d'une main ce qu'on a donné de l'autre. Elle doit servir à moduler, et donc à mieux cibler les ménages qui en ont besoin, c'est-à-dire les ménages qui ne font pas partie des 20% les plus pauvres, et qui ne sont pas non plus les 10-15% les plus riches. C'est au niveau des travailleurs qu'il faut cibler les mesures".

Cependant, il est interdit de cibler le salaire des gens pour moduler des accises. L'élu PS a donc proposé autre chose: "Les règlements européens interdisent de moduler les accises sur base du salaire des gens, de ce qu'ils gagnent. Mais ce qu'on peut faire, c'est introduire des critères, par exemple de consommation d'énergie, de composition de ménage, pour cibler ceux qui en ont le plus besoin". Ce qui signifie que les familles nombreuses payeraient donc moins d'accises. "On pourrait fixer un seuil, disons 45.000 et ajouter 5.000€ par enfant, et exonérer cette masse-là. Techniquement, le principe de compensation des accises doit encore faire l'objet d'examens et d'accord politique."

D'autres solutions sont sur la table. "Nous ne sommes pas le parti d'une seule mesure. On est favorable à plusieurs mesures: baisse de la TVA, chèque énergie, etc. Ce qu'on ne veut pas, c'est une baisse de la TVA qui serait temporaire", a également précisé le député.

TVA à 6%: "Une fausse bonne idée"

Présente, sur LN24, Zakia Khattabi, la ministre du Climat et de l'Environnement, s'est également exprimée sur cette mesure. Et elle est d'accord avec son homologue du PS: "A long terme, il faudra jouer avec les accises et la TVA pour baisser la facture d'énergie", a-t-elle déclaré. Tout en refusant l'autre solution de baisser la TVA de 21 à 6%. "C'est typiquement une fausse bonne idée. En fait c'est un mini saut d'index : le fait de baisser la TVA fera que le panier coûtera moins cher et ne nécessitera pas forcément un index. Ceux qu'on pense aider aujourd'hui par cette réduction devront le payer plus tard."

Une chose est certaine: le gouvernement doit trouver une solution. Une autre proposition de la ministre de l'Energie Tinne Van der Straeten était d'élargir le tarif social et prolonger le temps au-delà du 1er mars. Pour rappel, ce tarif social concerne surtout les familles qui possèdent de bas revenus et qui bénéficient de tarifs privilégiés lorsqu'ils consomment de l'énergie. "La classe moyenne se voit aussi fragilisée par l'augmentation de la facture.Il faut baisser réellement le montant de la facture à court et à long terme. Je pense qu'il faut avoir des mesures ciblées si on veut une justice fiscale", a-t-elle conclu.


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