Le prix des carburants voué à remonter : "On ne reviendra pas aux prix d'avant, je ne le sens pas"
Le blocage dans les négociations entre l'Iran et les États-Unis ne laisse guère entrevoir de baisse des prix dans les prochains mois.

- Publié le 13-04-2026 à 19h30
La baisse exceptionnelle (-30 cents par litre), vendredi, du prix du diesel à la pompe, après près d'un mois de hausse quasi continue, n'aura donc été que de courte durée. Ce mardi, le carburant repartira à la hausse. Il faudra donc débourser 2,22 € du litre de diesel reversé dans le réservoir. Pour rappel, avant l'intervention israélo-américaine en Iran, le prix maximum du diesel était fixé, en Belgique, à 1,758 €. Par plein de 50 litres, l'automobiliste propulsé au diesel doit payer 23 € de plus que le 28 février dernier.
Ce mardi, l'augmentation sera presque anecdotique : le diesel n'augmentera "que" de 4 cents par litre par rapport à lundi. L'essence, elle, progressera de 3,3 cents par litre, pour culminer ce mardi à 1,881 € par litre.
Des hausses minimes au vu de ce que doivent encaisser les automobilistes depuis un mois, mais qui ne sont sans doute qu'une première étape avant une nouvelle envolée des prix. Car l'annonce, par Donald Trump, de sa volonté de bloquer à son tour le détroit d'Ormuz, a agité les marchés boursiers. Si bien que le cours du baril de Brent en mer du Nord a progressé de près de 7 % à l'ouverture lundi. Pour dépasser une nouvelle fois la barre symbolique des 100 $ l'unité.
Lundi à 10h, il culminait à 103,48 $ le baril, avant de retomber aux alentours des 102 $ en milieu d'après-midi. Dans la foulée, le blocus imposé par les Etats-Unis devenait effectif.
Le diesel pourrait dépasser son record
Dans les prochains jours : le prix du diesel pourrait se rapprocher et même dépasser son record atteint le 8 avril avec un prix de 2,489 €/l.
Les experts sont en tout cas très pessimistes sur la suite des événements. "On ne reviendra pas aux prix d'avant, je ne le sens pas", s'est ainsi exprimé, vendredi, Michel-Édouard Leclerc, PDG de l'enseigne de grande distribution à son nom proposant, entre autres, du carburant à prix attractif.
Notons qu'en Allemagne, le chancelier Friedrich Merz, a annoncé réduire de 17 cents le montant de la taxe énergétique sur le diesel et l'essence. Chez nous, l'Arizona planche toujours sur des aides ciblées. Lesquelles pourraient être annoncées vendredi.