Matz salue le vote en France fixant à 15 ans l'âge pour accéder aux réseaux sociaux
"La France a eu le courage de poser le bon seuil", a affirmé mercredi la ministre fédérale en charge du Numérique, Vanessa Matz, après l'adoption la veille d'une proposition de loi interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, une première en Europe. La ministre déplore toutefois le rôle de vérification confié par la France aux plateformes.

- Publié le 22-07-2026 à 13h25
- à Bruxelles, Belgique

Le seuil de 15 ans "répond aux alertes répétées de pédopsychiatres, de chercheurs et d'experts de la santé sur la vulnérabilité particulière des adolescents face aux mécanismes addictifs, aux contenus nocifs et à la pression sociale organisée par les plateformes", affirme la ministre des Engagés. Le gouvernement flamand, lui, a fixé ce seuil à 13 ans, tandis que la ministre francophone des Médias Jacqueline Galant (MR) a déjà évoqué une limitation jusqu'à 15 ans.
Concernant le mécanisme de vérification de l'âge, les députés français l'ont confié aux plateformes, ce qui ne convainc pas la ministre Matz. "Fixer un âge ne suffit pas. Encore faut-il pouvoir le vérifier efficacement, sans demander à chaque utilisateur de transmettre sa carte d'identité, son visage ou d'autres données personnelles directement à TikTok, Instagram ou Snapchat. Sur ce point, la solution française laisse encore plusieurs questions ouvertes et une responsabilité importante aux plateformes elles-mêmes. En Belgique, nous voulons construire un système plus protecteur de la vie privée. La vérification passerait par un tiers de confiance indépendant, comme le portefeuille digital, qui confirmerait simplement à la plateforme si l'utilisateur a ou non l'âge requis, sans lui communiquer son identité ni ses données personnelles", explique-t-elle. La Flandre, en revanche, parie sur les dispositifs créés par les plateformes.
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