Les miracles de la gym hypopressive
À l'Aspria, on a assisté à un cours d'abdos hypopressifs, la discipline qui a tout bon pour la sangle abdominale.
- Publié le 15-10-2022 à 18h34

On inspire, on souffle, et le vide créé dans les poumons va permettre "d'aspirer" le ventre qui va aller se caler sous les côtes. À partir de ce principe de base de la gymnastique abdominale hypopressive, on peut exécuter toutes sortes de postures qui vont muscler les abdos profonds, le transverse, tout en ne créant pas de pression sur le plancher pelvien, au contraire : cela renforce toute la ceinture abdominale. "Résultat, cela va affiner la taille, contribuer à un ventre plus plat, dessiner le galbe", s'enthousiasme Anne Leclerc, femme longiligne, gracieuse et dynamique qui donne cours d'abdos hypopressifs le jeudi à 9 h à l'Aspria royal La Rasante à Bruxelles devant un public nombreux et conquis. Anne, dont on apprendra qu'elle est grand-mère, ne s'arrête pas là : "Ce type de gymnastique permet aussi d'allonger son corps, d'avoir un dos droit et un beau port de tête. Et plus on se tient droit, moins on a mal au dos." Mais ce n'est pas tout : les hypopressifs favorisent le renforcement du périnée : finies les petites gouttes quand on rit ou que l'on est pressées d'aller aux toilettes. C'est la base des exercices postnatals des jeunes mamans afin de renforcer leur sangle abdominale sans risquer de descente d'organes et de pression fâcheuse sur le plancher pelvien et le périnée déjà distendu par l'accouchement. C'est d'ailleurs pour elles qu'un kiné belge, Marcel Caufriez, a initialement mis au point ce mouvement "d'aspiration diaphragmatique". Anne Leclerc s'est d'ailleurs formée auprès du Dr Caufriez. À la séance de ce jeudi, il n'y avait pourtant qu'une seule jeune maman. Car ces exercices sont désormais conseillés à toutes et tous (même si on n'y a pas vu un homme) pour tous les bienfaits dont on a parlé précédemment.
À ceux-ci, on ajoute aussi la respiration qui rythme de façon soutenue les postures une heure durant et qui fait prendre conscience de l'importance de respirer pour améliorer le mouvement mais aussi pour apporter une énergie formidable à l'ensemble du corps et de l'esprit.
Les femmes présentes sur les tapis sont vraiment de tous âges. Et toutes sont motivées. Car on se bouge mais on ne se fait pas mal. C'est une gymnastique douce qui utilise le poids du corps et la force du souffle pour une musculation de gainage profond, sans transpirer. Et très vite, les hypopressifs-addicts retrouvent le tonus, une taille, et éloignent l'incontinence…
À l'Aspria, ce cours (ainsi que les deux autres, emmenés par deux autres coachs) remporte un franc succès, précise Marie Massart, Well-Being Adviser à l'Aspria royal La Rasante et diététicienne-nutritionniste agréée qui conseille vraiment cette discipline à celles (et ceux) qui ont comme optique un ventre plat. "Cela et le gainage, c'est réellement efficace. Mais il ne faut pas oublier qu'une bonne alimentation, c'est 70 % du travail pour un corps harmonieux. Surtout qu'il y a vraiment plusieurs types de ventres. Si certains sont naturellement plats, d'autres montrent un plus ou moins petit renflement tout à fait normal : il faut bien que les intestins et l'utérus soient quelque part", sourit-elle.
On se prend à imaginer qu'elle nous donne une recette miracle pour ce fameux ventre plat dont beaucoup continuent de rêver. Impossible, elle n'existe pas. Mais l'experte pointe tout de même un phénomène délétère : "La sédentarité, c'est une plaie. Il faut absolument mettre son corps en mouvement, c'est la seule solution si on espère perdre en masse graisseuse et s'affiner. Et pas nécessairement en faisant du sport sans arrêt : lancer la NEAT (Non Exercise Activity Thermogenesis), c'est vraiment booster sa dépense énergétique." On l'atteint par la marche dans la rue, le jardinage, le ménage, la sortie des ordures ménagères, les escaliers… Des activités physiques qui semblent "insignifiantes" mais qui augmentent le métabolisme et fait du bien au physique comme à l'esprit. Petit bidon ou non…