Bref 2 : pourquoi la série fait remettre notre quotidien en question
La série Bref a fait son grand retour sur Disney +. Dans celle-ci, les épisodes plus longs permettent d'aller en profondeur. Et de se poser quelques questions presque philosophiques.

- Publié le 24-02-2025 à 12h27
- Mis à jour le 10-03-2025 à 21h14
Le retour de Bref était très attendu pour les amateurs de la série dans les années 2010. Dès le 14 février, les téléspectateurs ont pu (re) découvrir "Je", joué par Kyan Khojandi, qui a eu 40 ans. Depuis sa sortie, c'est un immense succès. La deuxième saison de Bref est la mieux notée sur la plateforme AlloCiné (4,8/5) et la série la plus regardée sur Disney +
La quarantaine est le moment pour le personnage principal de faire une introspection générale sur sa vie. En effet, au début de l'épisode un, "Je" vient de se faire quitter, il est sans travail et sans argent. Au fil des six épisodes, il mène plusieurs réflexions profondes et des périodes de remises en question. Alors que les téléspectateurs s'attendaient à rire plus qu'à pleurer, certains internautes se retrouvent à s'interroger. La rédaction vous propose une sélection des questions à se poser, au moins une fois dans sa vie.
Attention, spoiler alert !

1. Dire au revoir au Malaccompagnax 3000
Depuis la saison un, les relations amoureuses ne sont pas le point fort de "Je". Dans la suite de la série, il se rend compte par la relation de sa colocataire Billie et son amie Ben, que l'individu est (trop) souvent mal accompagné dans ses relations. En effet, dans la série, ce couple est toxique. Le Malaccompagnax 3000 rentre donc en jeu. Ce médicament est une métaphore, celui-ci permet de ne plus être seul. Comme toute médication, des effets secondaires existent. Ceux-ci sont l'irritabilité, l'excès de colère ou encore l'absence de sommeil, ce qui empêche l'individu d'avancer.
En bref, le message derrière est d'apprécier sa propre compagnie, de ne pas se mettre en second plan lors d'une relation et de surtout, s'éloigner de toute relation toxique qui n'apporte aucun positif.
2. Communiquer sur ses maux
Un thème qui est revenu dans plusieurs épisodes est la communication. "Je" a accumulé beaucoup de frustrations depuis son enfance. Que ce soit envers ses parents ou son frère, beaucoup de traumatismes lui restent en travers de la gorge. "C'est la faute des parents" est une phrase qu'on entend énormément. Le personnage principal se confie auprès d'un psychologue de pacotilles. Il lui conseille de communiquer, même autant d'années après. "Pour les parents c'est toujours trop tard, mais pas pour toi. Ce n'est pas pour lui que tu dois parler mais pour toi", explique le psy. Au fil des épisodes, grâce à la communication, il pourra régler ses différents soucis.
En bref, la communication est la clé. Garder de la frustration en soi ne permet pas de se développer, d'avoir des relations saines et une confiance en soi. Communiquer permet d'analyser une situation et de connaître le point de vue de l'autre personne. De plus, les parents ne doivent pas humilier l'enfant mais l'accompagner dans ses évolutions personnelles.
3. Ne plus faire semblant
Sourire pour faire semblant que tout va bien. Un aspect trompeur pour une photo ou pour ne pas affronter la réalité. Les relations amoureuses sont au centre de cette deuxième saison. Lors de ses dates, "Je" se voile la face et cache sa personnalité pour plaire à l'autre. Faire semblant est une vitrine pour se protéger. Se la jouer honnête permet d'être plus sincère envers soi-même.
En bref, évitez de faire plaisir à l'autre dans vos relations en se faisant passer pour quelqu'un d'autre. La vérité revient toujours à la surface et le vrai visage de la personne se dévoile petit à petit. L'important est de rester qui on est et ne pas vouloir rentrer dans toutes les cases.
4. Limiter l'ego et le "moi aussi"
Kyan Khojandi qui interprète "Je", nous fait rendre compte de plusieurs comportements humains, dont celui du "moi aussi". À travers ses observations, "Je" met en avant le besoin qu'a chaque individu de parler de soi : "Ce sont les gens, quand tu leur parles, ils n'attendent qu'une chose, dire 'moi aussi'".
En bref, pour vivre en communauté, il vaut mieux limiter son côté égocentrique, présent chez tout le monde. Apprendre à écouter l'autre et ne pas avoir ce besoin constant de se mettre aussi en avant est important.
5. Sortir de sa zone de confort
Une phrase a marqué la plupart des internautes : "Il avait besoin de s'asseoir 30 secondes, il s'est assis 20 ans". Kyan Khojandi fait passer le message que parfois si on a besoin de s'arrêter quelques secondes pour prendre du recul et réfléchir sur une situation, certains restent à vie dans cet état d'esprit et n'avancent plus dans leur vie. Faire des choix ouvre des opportunités.
En bref, osez, n'ayez pas peur et mettez fin à la procrastination.
La morale de ces six épisodes est de pouvoir se remettre en question. Le protagoniste l'observe, l'humain qui ne fait pas d'introspection tourne dans un cercle vicieux : arranger sa propre vérité, accuser l'autre d'être mauvais et donc ne jamais se remettre en question. La communication, l'honnêteté et assumer les responsabilités sont les réponses aux questions du personnage principal. Apprendre à s'écouter, à apprécier sa propre compagnie sans tomber dans un côté égocentrique, est la clé pour un épanouissement.
