Avec Pedro Pascal, Hollywood tient enfin son nouveau sex-symbol
À l'affiche de plusieurs films et séries attendus cette année, dont "Eddington", sorti ce mercredi 16 juillet sur nos écrans, Pedro Pascal est partout en ce moment. Et l'acteur chilio-américain a profité de cette énorme vitrine pour transformer l'image du sex-symbol.
- Publié le 20-07-2025 à 11h24

Brad Pitt peut remettre son t-shirt, Tom Cruise arrêter ses cabrioles et George Clooney, les œillades derrière sa tasse de café : leur trône d'éternels sex-symbols d'Hollywood vient de leur être arraché par Pedro Pascal et son sourire dévastateur.
À 50 ans, l'acteur d'origine chilienne est omniprésent depuis quelques mois. Que ce soit par son rôle dans la série au succès mondial The Last of Us ou ses récents films (Gladiator II, la comédie romantique Materialist ou Les 4 Fantastiques qui sort la semaine prochaine), dont Eddington, depuis ce mercredi 16juillet sur nos écrans.
L'incarnation d'une nouvelle masculinité
Et qui dit présence sur les écrans, dit aussi présence sur les tapis rouge, dans les festivals et les médias. Et là aussi Pedro Pascal excelle. Que ce soit dans le choix de ses tenues, dans sa façon de mettre ses partenaires en avant, par son naturel désarmant ou ses propos engagés, il est la parfaite incarnation de cette nouvelle masculinité qui ne craint pas de montrer ses failles.

On l'a vu protecteur avec sa jeune partenaire de The Last of Us, Bella Ramsey, ou admiratif sur les marches du Festival de Cannes quand il remarque devant lui, sa sœur cadette Lux, qui pose face aux photographes. Ému, il sort alors son téléphone pour la filmer et fait remarquer à ses partenaires surpris par ce geste : "C'est ma sœur !".
Il n'hésite pas non plus à utiliser chaque micro tendu ou les réseaux sociaux pour fustiger les transphobes comme lorsqu'il s'en prend à J.K.Rowling, l'auteure de la saga Harry Potter. Pedro Pascal est effectivement directement concerné puisque sa sœur cadette, Lux, toujours elle, a fait son coming out trans il y a quatre ans.
Pour enfoncer le clou, il joint le symbole à la parole en abordant en avril dernier le t-shirt créé quelques jours plus tôt par le designer américain Conner Ives sur lequel on retrouve le slogan "Protect the dolls" ("Protégez les poupées"). Le terme "dolls" étant souvent utilisé pour désigner affectueusement les femmes transgenres.

Idem lors du dernier Festival de Cannes où il présente Eddington, une satire signée Ari Aster qui dépeint une Amérique déchirée par la violence, le racisme et les peurs alimentées par les complotistes. Dès qu'un micro se tend, il n'hésite pas à pointer la gouvernance de Donald Trump du doigt : "Que ceux qui essaient de vous faire peur aillent se faire foutre ! Continuez à raconter des histoires, continuez à vous exprimer et continuez à vous battre pour être qui vous êtes ! Ne les laissez pas gagner !".
Détourner les codes
Côté style aussi Pedro Pascal se démarque. On l'a vu en débardeur échancré noir à Cannes montrant ainsi ses bras musclés. Chemisier col lavallière, long manteau, bermuda et bottes, il ose tout et ne se prend pas la tête.
Le noir et l'habituel smoking sont rarement de mise et l'acteur n'hésite jamais à apporter de la couleur dans ses tenues comme ce total look rouge au MET Gala, en 2023.

Comme dans ses films et séries où il prend des risques (casqué dans The Mandalorian, blond et sans moustache dans Wonder Woman, en jupette dans Gladiator II), Pedro Pascal se moque des conventions et porte ce qui lui plaît.
Col roulé, veste à carreaux, chemise largement ouverte, costume vert sapin, pantalon en cuir, cravate blanche… Avec ou sans ses lunettes qui elles aussi ne manquent pas de piquant, l'acteur prouve que l'homme sexy version 2025 ne se résume pas à un traditionnel costard.

Moins radical que Brad Pitt, qui a récemment prouvé que le noir était définitivement ringard, Pedro Pascal signe un look effortless qu'il combine, et c'est important, à une attitude bienveillante, des propos engagés et des choix professionnels tout à fait honorables.
On tient là, l'homme de l'année 2025.