Surnommé "Lelâche" après la polémique à Cannes, Gilles Lellouche sort du silence sur l'extrême droite
L'acteur, à l'affiche du film "Moulin" de László Nemes, est pointé du doigt pour l'une de ses réponses lors de sa conférence de presse.
- Publié le 26-05-2026 à 10h36

La polémique avait rapidement fait le tour de la planète cinéma. La semaine passée, en plein Festival de Cannes, l'équipe du film "Moulin" de László Nemes s'était présentée en conférence de presse, afin de parler du film axé sur la vie de Jean Moulin, symbole de la résistance, interprété par Gilles Lellouche.
Une question d'un journaliste du média Paroles d'honneur a pourtant quelque peu chamboulé le programme des acteurs. "L'année prochaine se dérouleront les élections présidentielles en France. Le RN, fondé par certains des collaborateurs de Klaus Barbie […] a une chance d'arriver au pouvoir. Pensez-vous qu'il est aujourd'hui primordial, pour ne pas trahir la mémoire de Jean Moulin, de combattre résolument le RN ? Pensez-vous également que LFI, majoritaire à gauche, est aujourd'hui le meilleur rempart à l'extrême droite ?"
Une question à l'intention de Gilles Lellouche, qui a pris de court l'acteur. "Elle n'est pas un tout petit peu orientée, votre question ? Je n'ai pas de réponse à ça, Monsieur", botte-t-il en touche, avant d'être rejoint par son réalisateur.
Rapidement, pourtant, sa réponse est critiquée. On reproche à l'acteur français son manque d'engagement, ainsi que le danger de faire le jeu de l'extrême droite. Pour la majorité, une position inexplicable lorsque l'on incarne le héros de la résistance française.
Ce mardi, Lellouche a finalement décidé de briser le silence, en s'exprimant via une story Instagram. "Ces derniers jours, beaucoup de choses ont été dites sur moi, avec une violence et des raccourcis insultants", déclare-t-il.
"On m'a traité de lâche, voire de soutien à l'extrême droite. Laquelle, instantanément, s'est empressée de me soutenir comme la corde soutient le pendu. Je veux être clair, je n'ai jamais soutenu, et ne soutiendrai jamais, un parti ou une idéologie qui prône la haine, l'intolérance et la discrimination. Mes prises de position passées parlent pour moi".
Un message direct face aux reproches qui lui sont adressés, avant de conclure : "Je défendrai toujours les valeurs de la République et les principes qui font la grandeur de notre pays. C'est précisément le combat qu'a mené Jean Moulin pour qu'aujourd'hui, nous puissions vivre libres."

