Hugo Simon, l'humoriste présent dans La Tribune sur la RTBF, se confie: "Ma place dans le public ? Ce n'était pas une bonne idée..."
Humoriste fan de ballon rond, Hugo Simon cartonne avec ses vannes tous les lundis dans "La Tribune "

- Publié le 22-09-2025 à 15h01
- Mis à jour le 22-09-2025 à 15h04

Bastogne, terre de talents. Même s'ils ne sévissent pas dans le même secteur, Thomas Meunier, Julien Lapraille et Hugo Simon revendiquent haut et fort leur provenance de la cité du Mardasson. L'humoriste qui cartonne tous les lundis soir sur le plateau de "La Tribune "est monté à la capitale comme on dit pour faire des études de journalisme à l'IHECS ("depuis l'âge de 10 ans, je voulais commenter des matches européens", dit-il). Rencontre sur un terrain de foot (forcément), celui du stade Demuyter à Ixelles avec un exemplaire unique : un humoriste qui connaît le foot et qui fait des vannes sur le foot.
Alors qu'il envisageait d'intégrer notre belle profession, il a bifurqué. Par hasard.
"Je voulais m'orienter vers la presse écrite, Sport Foot Magazine pour être précis (son promoteur s'appelait Guillaume Gauthier). Mon pote de l'IHECS, Sacha Ferra, m'a invité au spectacle "Au suivant" de Guillermo Guiz au Wex de Marche-en-Famenne. J'ai pris une claque monumentale. Cela m'a donné envie. Un mois plus tard, je faisais mon premier "huit minutes" au Kings of Comedy à Ixelles."
"J'ai reçu une claque en allant voir "Au Suivant" le spectacle de Guillermo Guizz"
Sans vraiment se rendre compte de l'exercice ("ce fut le moment le plus stressant de ma vie… "), il se jette à l'eau avant de créer son premier spectacle complet comme on dit.
Il faut croire qu'il a su capter le public puisqu'il vit de sa plume et de ses feintes depuis la fin de ses études (le thème de son TFE ? Du foot évidemment "L'utilisation des bases de données de jeux vidéos comme Fifa et Football Manager dans le recrutement des clubs"). Son arrivée à La Tribune lui a permis le grand saut (après deux jours d'essai au Vif). Encore une histoire de rencontre voire de hasard.
"Benjamin Deceuninck était mon prof de journalisme sportif à l'IHECS. Lors d'un exercice à l'occasion d'un match des Diables rouges (c'était le dramatique Belgique-Suède du 16 octobre 2023 entaché par l'attentat mortel sur deux supporters suédois), nous devions construire une émission dans laquelle je commettais une rubrique humoristique. Il ne me connaissait pas en tant qu'humoriste;"
En septembre 2024, qui voilà dans le public de La Tribune. Assis tel Paul de Saint-Sernin dans "Quelle Époque".
"Ce n'était pas une bonne idée car c'était du direct. Chez Léa Salamé, de Saint-Sernin fait 24 blagues par émission et, au montage, il garde les 6 meilleures. En direct, plusieurs faisaient un flop. Je sentais que cela ne prenait pas. Je préfère être autour de la table…"
"Dans Quelle Epoque, Paul de Saint-Sernin fait 24 blagues mais les 6 meilleures sont conservées au montage"
Pour celles et ceux qui voudraient le tacler sur sa légitimité, Hugo a joué à Bastogne jusqu'en P1. Il a et continue de consommer du foot au petit déj', au diner et au souper. Pourtant, l'exercice hebdomadaire est énergivore.
Il a joué comme ailier à Bastogne jusqu'en première Provinciale"
"Je n'ai quasiment plus le temps d'écrire pour la scène…"
Même si ses prestations télévisuelles remplissent ses salles.
"Les spectateurs sont un peu surpris parce que je ne parle quasiment pas de foot. Mais les retours sont positifs (NdlR : dans Essais Libres, il peaufine son deuxième spectacle avant une tournée en 2026 qui le mènera entre autres à Waterloo, Bastogne, Charleroi, Namur,…"
L'homme aux deux prénoms "le drame de ma vie, on m'appelle encore Simon" s'est imposé dans la succession délicate du duo historique De Warzée-Vizorek.

"J'admire Vizo parce qu'il vient de la scène. Sans me connaître, il m'avait envoyé un message pour me féliciter de mes chroniques à La Tribune."