Zack Snyder lève un coin du voile de Rebel Moon, le concurrent de Star Wars pour Netflix : "C'est un space opera, mais plus concret"
Les titres des deux parties de son film à 166 millions de dollars sont connus. Et il garde l'espoir de les transformer en franchise sur Netflix.

- Publié le 22-08-2023 à 17h34

La guerre des étoiles aura bien lieu. Sur Netflix. Dès le 22 décembre de cette année. Ce jour-là, Zack Snyder présentera la première partie de Rebel Moon, un film qu'il destinait à l'origine à enrichir l'univers Star Wars. "C'était Les sept samouraïs dans l'espace, et je l'avais conçu à l'origine comme un film Star Wars, explique-t-il dans Empire. Je savais que George Lucas s'était inspiré des films de Kurosawa."
Son projet essuie pourtant une fin de non-recevoir. "Lucasfilm venait d'être vendu à Disney", explique-t-il, tout en précisant qu'il voulait faire un film pour adultes, ce qui lui a immédiatement fermé toutes les portes. L'histoire aurait pu s'arrêter là. Mais Zack Snyder a de la suite dans les idées. Il remanie le script, dont Netflix finit par s'emparer, y voyant un concurrent de Star Wars susceptible d'aussi faire de l'ombre à Dune. "Je comprends et j'accueille les comparaisons, ajoute-t-il dans Vanity Fair. Mais dans le même temps, je crois que notre projet apporte une tout autre expérience. Bien sûr, c'est un 'space opera', mais plus intime et avec des éléments de science-fiction plus concrets."
L'intrigue, de fait, ressemble à une version spatiale des Sept samouraïs. Une petite planète agricole des plus paisibles se retrouve sous la menace du tyrannique régent Balisarius (Fra Free), bien décidé à l'envahir par la force si elle ne se rend pas. Pour tenter d'échapper à cette domination, ses dirigeants envoient la jeune et mystérieuse Kora (Sofia Boutella) engager des mercenaires un peu partout dans la galaxie dans le but de les défendre.
Un enfant de feu et un donneur de cicatrices
Les titres des deux parties viennent d'être dévoilés : Rebel Moon Part 1 : A Child of Fire et Rebel Moon Part 2 : The Scargiver. Ce qu'on peut traduire littéralement par Un enfant de feu et Le donneur de cicatrices. S'il reste évasif sur l'intrigue, le réalisateur détaille les ambiances et les teintes qu'il a choisi de donner à son œuvre. "C'est plus un dieselpunk (un futur axé sur une technologie rétro, d'avant les années 50, ndlr) qu'un steampunk (un terme inventé par Lewis Pollack pour décrire un avenir inspiré par les mécaniques à vapeur de la révolution industrielle, ndlr). On y utilise une sorte de source d'énergie plus efficace que l'essence, qui permet d'effectuer de grands bonds à travers un vaste univers, mais la technologie n'a pas vraiment changé depuis un certain temps."
Il faudra attendre la fin de l'année pour voir si cette production à 166 millions de dollars concurrence réellement Star Wars et Dune. La suite (et peut-être pas la fin, puisque Zack Snyder ambitionne d'en faire une franchise) sera diffusée en avril 2024.
