Sorties ciné de la semaine: un Fast and Furious 8 aux airs de déjà vu, un Playmobil sympa sans être inventif
Le temps d'un spin-off, Dwayne Johnson et Jason Statham se partagent la franchise.
- Publié le 06-08-2019 à 21h41
- Mis à jour le 07-08-2019 à 09h32

Le temps d'un spin-off, Dwayne Johnson et Jason Statham se partagent la franchise. Même dans la franchise Fast and Furious, l'heure ne serait plus au Diesel ! Vin a totalement disparu de l'écran, que se partagent désormais équitablement Dwayne Johnson et Jason Statham, Hobbs et Shaw, les gros bras et la grande gueule. Le monde est donc menacé par un dangereux virus - serait-ce celui qui frappe l'imagination des scénaristes hollywoodiens ? - et la CIA engage les deux caïds pour sauver la planète. C'est instantanément la bagarre entre eux pour s'adjuger le leadership.
Notre avis : pas bien
C'est spectaculaire mais déjà vu, c'est un show qu'on connaît bien en Belgique. De Wever et Di Rupo nous ont habitués à ce numéro, où ils se défient en permanence, s'envoient des punchlines et des anathèmes. Ça marche bien pour s'assurer chacun son pouvoir sur son territoire et quand il s'agit de protéger leurs intérêts communs, comme Land Invest à Anvers, leur solidarité est totale pour sauvegarder l'immunité d'Alain Mathot.
Bref, cette rivalité, c'est du cinéma, une façon d'injecter du buddy movie, de l'humour, du dialogue, dans une franchise tout en relâchant un peu la pression sur les concepteurs de cascades délirantes. Néanmoins, chacun a droit à la sienne. Statham glisse sa Mac Laren sous un bus à impériale londonien et Dwayne Johnson retient un hélicoptère comme un gros cerf-volant.
En fait, le cascadeur David Leitch a mis en scène d'action, un spin-off avec deux personnages de la série, un Fast and Furious 8 1/2 en somme. De quoi exploiter au maximum le filon de la franchise. Le Fast and Furious 9 roulera à nouveau au Diesel et polluera les écrans en 2020.
Les Playmobil s'animent
Playmobil, le film : un divertissement familial sympa à défaut de se montrer inventif.
C'est une des grandes tendances actuelles à Hollywood, initiée par Lego : transformer les jeux en grandes aventures cinématographiques. Après Mon Petit Poney ou La Bataille navale, et en attendant Monopoly ou Cluedo, c'est au tour des petits personnages Playmobil d'envahir les écrans. Sur une idée un peu poussive à la base : Charlie et sa grande sœur Maria se retrouvent comme par magie dans le monde des Playmobil. Dans un premier temps tout heureux de vivre en Viking à la force surhumaine, Charlie déchante lorsque le cruel et tyrannique empereur Maximus veut le faire périr dans ses arènes. Maria va devoir faire appel à une fée, un trafiquant ou au James Bond local pour le sortir de ce pétrin.
Notre avis: bien
L'intrigue, c'est une évidence, ne brille pas par son inventivité. Tout semble y avoir été puisé dans les dessins animés dont les plus petits se goinfrent à la télé le dimanche matin. Et pourtant, l'aventure se suit avec plaisir. Grâce à l'humour mordant des dialogues, le surréalisme anachronique des situations et une animation qui rend joliment hommage aux très raides Playmobil. Sans rien révolutionner, ce divertissement familial devrait amuser les enfants par son improbable mélange d'univers et replonger les adultes dans les souvenirs de leurs propres délires imaginatifs d'antan, tout en savourant les multiples clins d'œil à Westworld, Gladiator, Wall-E, James Bond ou L'Histoire sans fin. Au final, sans éblouir, ce film d'animation se révèle plutôt sympa.