Adamo vous présente Comiso
- Publié le 21-10-2002 à 07h00
L'artiste a inauguré ce dimanche, à Mons, une exposition dédiée à son village d'origine en Sicile
MONS Faut-il encore le dire ou l'écrire? Elio Di Rupo et Salvatore Adamo, dont le chemin en nos terres, a été similaire, sont de vrais amis. C'est le bourgmestre de Mons qui fit de l'auteur de Tombe la Neige le second citoyen d'honneur de la cité du Doudou. Mais ce n'était pas la seule promesse qu'avait faite Elio au poète. Alors qu'il n'était pas encore bourgmestre, il l'avait assuré de ce qu'une fois les coudées franches, il réaliserait le vieux rêve d'Adamo: créer un lien puissant entre sa ville natale et sa ville de vie, Jemappes, dans l'entité du grand Mons.
Promesse tenue. "J'avais rencontré le maire de Comiso, Giuseppe Digiacomo, à l'Olympia, avec Salvatore. On avait convenu de se rendre en Sicile. J'y ai découvert une superbe commune, située entre Syracuse et Agrigente, explique Elio Di Rupo. On a convenu d'organiser de temps en temps des manifestations à Mons et d'amener à Comiso des exemples du savoir-faire montois.´ C'est que dans cette belle ville sicilienne, l'architecture se marie avec délicatesse à un artisanat de qualité (broderie, sculpture, céramique, mosaïque) et de savoureux produits de bouche. Il n'est guère étonnant donc que Comiso donna à l'Italie et au monde quelques artistes rares." Cela est probablement vrai pour mille autres villes, notait l'écrivain Gesualdo Bufalino, dont les ouvrages ont été traduits en 19 langues, mais j'aime à croire qu'il n'y a qu'à Comiso que chaque chose est naturellement appelée à naître et à respirer, dans un air de perpétuelle et volubile et joyeuse invention et improvisation scénique´. Et que dire du peintre Salvatore Fiume, de l'archéologue Biagio Pace? Nourri à un tel giron, baigné par la douceur de Jemappes, Salvatore Adamo ne pouvait qu'éclore et devenir cet être d'exception, l'un de nos plus célèbres Italo-Belges.
Entouré du maire de Comiso et de celui de Mons, Adamo se fit, comme à son habitude, tout petit, s'excusant d'être là." Quand j'ai quitté la Sicile, les circonstances de la vie avaient fait que je n'avais pu rejoindre mon passé. Depuis lors, je suis retourné plusieurs fois à Comiso. D'abord discrètement. Et puis, j'ai rencontré Pipo (le diminutif du prénom du maire) qui m'a fait remarquer que je n'avais jamais chanté dans mon village natal. C'est chose faite. Alors j'ai voulu vous faire partager ma ville.´
Mons rendra la pareille l'an prochain. En attendant, la magnifique exposition est accessible jusqu'au 3 novembre inclus, à la salle Saint-Georges, Hôtel de Ville de Mons. L'exposition est accessible du mardi au dimanche, de 12 à 18 h. Le vendredi jusqu'à 19 h.
© La Dernière Heure 2002
