Claude François est Belge et part en tournée : "C'est n'est pas un nom de scène mais mon vrai nom"
"Y'a d'la joie… bordel !", est le spectacle écrit et joué par Claude François, cette ex-coach d'entreprise et "funférencière" reconvertie en artiste comique.
- Publié le 04-04-2023 à 16h19

Née en 1978 (année de la mort de l'illustre chanteur homonyme), Claude François est bel et bien Belge mais ni un homme ni une chanteuse. Claude étant aussi un prénom bien féminin. "Ce n'est pas un nom de scène", précise, au micro de Philippe Deraymaeker sur LN Radio (diffusion ce mercredi matin à 8h30 sur LN Radio), l'instigatrice de la tournée de la joie. "Claude François est mon vrai nom. Et la légende dit que mon frère se prénomme Frédéric mais non, mes parents se sont arrêtés là en termes de conscience (sourire)."
Avant de monter sur scène, Claude fut formatrice et conceptrice de la Funférence en entreprises." J'ai créé un concept où je parlais de fond mais avec du fun donc j'avais appelé cela des funférences et, finalement, tout cela dirigé vers un spectacle total. Je ne me définirais donc pas comme humoriste mais l'angle par lequel je traite les choses c'est de l'humour !" Son métier a été un véritable déclic pour son show "Y'a d'la joie… bordel !" qui tourne un peu partout en Wallonie (www.latourneedelajoie.com). "Je faisais de l'accompagnement en entreprise, explique-t-elle. Tout ce qui touche à la communication interpersonnelle et la communication de manière générale. Et c'est cette vision de microcosmes que sont les entreprises qui m'a donné envie de parler au plus grand nombre."
Et vous voilà partie dans une tournée de la joie… quasiment déjà sold-out !
"Oui, incroyable ! J'avais déjà un spectacle intitulé 'La joie.. de vivre !' qui était plutôt de la funférence en l'occurrence. Et maintenant, on l'a remastérisé et on a ajouté le 'bordel' car il me semble que le bordel ambiant est bien présent !"
Avez-vous pris cher à l'école avec un nom pareil ?
"Oui, très, très cher. Alors petite rousse et Claude François, je pense que je cumule les tares ! En tout cas, à l'école primaire, car les enfants y sont très doux les uns envers les autres… Et, en même temps, c'est ce qui m'a permis de développer une capacité d'autodérision. Soit on devenait la victime soit on se dit : ok, je vais en rire avec les autres et ça crée du lien du coup."
Au programme de ce seul en scène ?
"Je vais dépeindre nos comportements, une espèce de satire de la société par rapport à ce masque du sérieux, tous ces costumes que nous portons et qui nous éloigne forcément de la joie. Un miroir, finalement, sur ce que nous sommes devenus avec ce que cela a de positif et ce que nous avons complètement oublié. Et surtout, rappeler qu'il y a encore moyen dans notre quotidien de cultiver la joie même si nos sociétés ne nous apportent pas les ingrédients utiles dans ce sens."