Indochine à la rencontre des lecteurs de la DH : "Après 45 ans, on est toujours là, un miracle et c'est justement grâce à nos fans"
Cinq lectrices/lecteurs de la DH ont eu la chance de pouvoir bavarder avec le groupe de rock français mythique. Une expérience inoubliable entre infos exclusives, selfies et dédicaces pendant plus d'une heure. L'une des gagnantes a même été reconnue par Nicola Sirkis.
- Publié le 05-04-2025 à 15h54
- Mis à jour le 07-04-2025 à 08h33

"Pour nos âges, on arrive encore à faire soulever les foules !" s'étonne d'emblée Indochine, groupe toujours aussi engagé, après 4 soirs sold out à Bruxelles. "Hier soir, sur Sanna Marin, j'ai dit : 'les filles ne sont jamais coupables'. J'aurais dû dire : 'sauf Marine Le Pen !'"
En cette magnifique semaine de printemps bruxelloise, nos cinq gagnants du concours de La Dernière Heure/Les Sports ont donc eu ce privilège de rencontrer leurs idoles. Et poser toutes leurs questions personnelles. Un moment très important aussi pour Indochine. "On fait ça sur toute la tournée, confie Nicola Sirkis, 65 ans. On en profite sur nos quelques heures de repos pour rencontrer nos fans. C'est une opportunité parce qu'on est quatre jours dans chaque ville. C'est extraordinaire de pouvoir faire ça. On s'installe. C'est moins fatigant et très agréable de ne pas devoir défaire nos valises tous les jours."
Le leader du groupe de pop rock français rappelle aussi avoir vécu 15 ans en Belgique, entre Tournai et Uccle. "Quand Trump passera en France, on demandera l'asile politique en Belgique. Ce sera plus rigolo. Je me sens et me considère plus franco-belge que parisien". Depuis 1995, le groupe enregistre même ses albums à Bruxelles.
Et d'en profiter pour annoncer en exclusivité à nos lecteurs de la DH qu'Indochine sera de retour à Bruxelles les 13 et 14 février 2026 à l'ING Arena (mise en vente ce samedi 5 avril dès 10 heures sur indo.fr). "Avant toute chose, on vous annonce ces nouvelles dates, poursuit le chanteur qui se bat toujours pour avoir des prix démocratiques à ses concerts. Vu le succès qui s'est passé à Bruxelles ces quatre derniers jours, on sera de retour les 13 et 14 février 2026. Comme il y avait beaucoup de gens qui n'ont pas pu venir, on fera donc six soirs au total à Bruxelles. On est cool de pouvoir vous l'annoncer. C'est tout neuf." Marc Éliard, bassiste et vétéran du groupe explique ce succès. "Ça vient de nous et surtout du public. Sans ce public, nous ne serions pas grand-chose. On a beaucoup de chance d'avoir ce public-là. Et alors, en Belgique, c'est high level !"
Une retraite à l'horizon 2026 ?
La preuve avec nos cinq lecteurs, fans de la première heure, peu importe l'âge (entre 26 et 57 ans). "On est l'exception qui ne confirme pas la règle, poursuit Nicola Sirkis. Tout ce qui est de l'industrie du disque et du spectacle, on est vraiment à l'exception de tout ça. C'est assez incroyable. On est très vieux, grisonnants et avec des rides parait-il. Beaucoup de rides. Un triple vinyle. 45 ans d'existence. Mais on est toujours là. C'est un miracle." "Et du travail", reprend, souriant, le guitariste Oli de Sat. "Oui, un peu de travail mais de la passion surtout !"
Etienne, notre gagnant de 57 ans, se demande alors "comment faites-vous pour tenir physiquement ?""Je fais du sport depuis longtemps, rétorque l'interprète de L'Aventurier. C'est un entretien. On ne peut plus se permettre de faire ce qu'on faisait à 20 ans. Tout ce qui était bon à 20 ans est très mauvais à notre âge. Je les ai mis au sport tous et on prend des hôtels où il y a des salles de sport. Une heure, une heure et demie tous les matins. Je supprime leurs cigarettes parfois. J'interdis de fumer. La nourriture. Pas d'alcool. C'est le truc normal si on veut vivre un peu plus longtemps et être en forme. Il faut vraiment apprendre à avoir des phases de repos. Mais l'énergie que nous donne le public nous booste aussi, elle nous donne des nouvelles cellules. C'est assez fou ça !"

Des lecteurs de la DH et fans d'Indochine qui n'ont pas manqué de les interroger sur leur carrière dont ils ne voient pas la fin. "On voit jusqu'à l'horizon 2026 puis on verra !"
"Prenez-vous toujours autant de plaisir après tant de concerts ?" lance par exemple, Isabelle, 57 ans. "Les meilleurs moments de notre vie, ce sont les 2 h 30 sur scène, répond Nicola Sirkis. Le reste du temps, c'est chiant (sourire) entre guillemets. Les 2 h 30, c'est la récompense ultime. Surtout quand ça marche. Écrire des chansons, c'est à la fois une douleur et extraordinaire. Que ça marche, c'est un autre dossier. Ici, c'est un réel plaisir car on a 10 titres du nouvel album. On change de setlist. On varie les trucs. Le fait de changer de scène. On sort des stades car c'est beaucoup plus gros. Beaucoup plus complexe. Là, c'est vraiment un réel plaisir." Et le batteur suédois Ludwig Dahlberg de compléter. "Ici, on passe de la scène A à la B. On est au milieu de tous les gens. On est presque dans un club. C'est un luxe énorme."
Quant à Olivia, 34 ans, qui s'est retrouvée avec eux sur scène mardi soir, elle se demande s'ils avaient encore un rêve à tenter ? "Heureusement, oui, assure Oli de Sat. C'est bien pour ça qu'on continue. Il y a toujours mieux à faire ou différent. On n'est jamais arrivé. Il n'y a jamais de fin, comme dans tout milieu artistique. Soit on se renouvelle, soit on change. Sinon on aurait arrêté depuis longtemps. En plus, maintenant, on peut se permettre de mêler la musique, le visuel, les projections, les lumières, le plafond de led. On peut se faire vraiment plaisir. C'est presque sans fin." Et Nicola Sirkis de renchérir sur cette tournée très immersive mais pas au point d'aller dans l'espace. "Non, on a le vertige ! sourit-il. Moi, personnellement, rien qu'en haut du trottoir, je ne peux pas. Non, ce n'est pas ce problème d'ego. C'est un problème d'intérêt. Mais on a encore cette envie, cette énergie et cette passion de créer des nouvelles choses. Et tant que ça, ça nous habite, on est volontaire."
Des informations exclusives pour nos lecteurs
L'occasion pour cette fan de soutirer une autre info sur leurs futurs projets internationaux (tournée au Japon, notamment) ou européens. "Un nouveau single est-il en préparation ?"
"David LaChapelle est en train de tourner le clip, au Mexique, sur L'amour fou, annonce Nicola Sirkis en exclusivité. Il y a d'autres metteurs en scène qui sont prévus sur d'autres titres aussi. Moi, personnellement, je vais faire le clip de Sanna sur la croix. Donc, on est assez occupé. Ça ne veut pas dire que ça va être des singles, mais on va les sortir. L'amour fou sera sans doute le nouveau single. À l'inverse du contenu du texte, on est un peu dans l'effet La La Land. C'est-à-dire un truc complètement féerique. Pas Bollywood, mais presque !"
Elisa, 26 ans, a aussi obtenu quelques infos croustillantes. Comme des invités surprises sur la fin de la tournée ou encore sur les 20 ans d'Alice & June. "On travaille sur un concept novateur avec de l'accordéon pour 2026. C'est un album qui a touché beaucoup de gens donc cela nous tient à cœur de faire quelque chose. Peut-être pas une tournée mais un événement ou deux."
Enfin, au tour de Loren, 28 ans et originaire des Ardennes, de poser une question sur le système des 7 000 bracelets lumineux répartis dans la salle et du plafond de 12 000 leds conçu par le groupe sur cette tournée. Avant d'être interrompue par le leader du groupe. "On se connaît, elle est montée sur scène avec nous, en 2018, sur le 13 Tour." Quelle mémoire ! Avant de révéler avoir été inspiré par Coldplay pour cet aspect très immersif et inclusif de leur tournée qui, de l'entrée du public jusqu'à la fin est conceptualisé. "Les attacher au plafond, c'est très complexe parce que c'est guidé par satellite. J'ai passé des nuits blanches, voire des nuits noires là-dessus avec les équipes ! C'est géré par infrarouge, par satellite." Et de titiller gentiment le public belge, amateurs de bières (d'autant plus qu'une de nos lectrices, Elisa, est originaire de Chimay). "En fosse, quand je demande aux gens de lever le bras, c'est un peu bancal. Ce n'est donc pas l'effet escompté partout. Dans les gradins, ça va. Au plafond, personne ne boit de bière. Il y a beaucoup de gobelets de bière qui volent mais ça va, c'est sans danger (sourire) ! Tout le monde le fait mais ici, on est les premiers à les accrocher au plafond. Là, il se passe vraiment quelque chose. Quand tout s'allume, on est au milieu de la voie lactée. Avec la bière, ça doit être encore plus euphorique (sourire) !"

"Un moment unique, merci la DH !"
"C'était vraiment particulier, très intime comme cela à 5, confie Loren, encore toute chamboulée, juste après la rencontre. Ils étaient détendus, ils ont pris le temps, on a pu poser nos questions. Un moment unique, merci la DH !" "J'étais intimidé à la base, confesse Isabelle. Mais c'était waouw et inespéré. Ils étaient très accessibles et bienveillants."
"J'ai vécu la semaine parfaite, merci la DH!"
Pour Etienne, "ils sont différents de ce à quoi je m'attendais. À la télé, ils paraissent plus stéréotypés. Ici, ils étaient plus détendus et naturels. Ils partagent le moment avec nous. C'était vraiment bien." Et ce n'est pas Olivia, montée sur scène avec eux mardi soir qui dira le contraire. "J'ai vécu la semaine parfaite, merci le DH ! Être en face d'eux, c'est hyper impressionnant mais, après, ils étaient souriants, drôles et assez décontractés. Une expérience hyper agréable et un vrai privilège."
Enfin, la benjamine de nos gagnants met aussi en avant leur naturel, qui est "leur marque de fabrique. C'était incroyable de pouvoir discuter avec eux. Ils étaient hyper détendus mais nous, peut-être un peu moins (sourire) ! De beaux souvenirs. Surtout que nous avons eu des infos insolites juste pour nous !"