François de Brigode sur l'affaire PPDA: "Triste fin"

Le présentateur du "19.30" de La Une a donné son avis sur les accusations de viol, d'agression sexuelle et de harcèlement dont son ancien confrère, Patrick Poivre d'Arvor, fait l'objet.

Ancien présentateur JT star de TF1, Patrick Poivre d'Arvor alias PPDA connait, depuis l'année dernière, une véritable descente aux enfers. Accusé de viols, agressions sexuelles et harcèlements sexuels, le journaliste de 75 ans n'est plus en odeur de sainteté. Arrivées dans la foulée de l'affaire Weinstein et du mouvement #MeToo, ces plaintes ont créé un véritable tremblement de terre dans le PAF et plus généralement en France.

Interrogé par nos soins, François de Brigode, présentateur du 19.30 de La Une, nous donne son avis sur cette affaire qui touche actuellement son ancien confrère. "Triste fin, triste comportement, pour ne pas dire comportement de salaud, protégé par un système qui est un système d'argent qui n'aurait jamais dû le protéger comme il l'a fait", lance le journaliste belge dans une vidéo (voir ci-dessus).

Pour rappel, Patrick Poivre d'Arvor est visé par deux enquêtes à Nanterre (Haut-de-Seine). Menée par le parquet, la première a été ouverte suite à deux plaintes déposées en décembre 2021. L'une concerne un viol commis en 1985, l'autre une agression sexuelle datant de 2013. Deux plaintes qui permis de libérer la parole d'autres victimes de l'ex-visage du 20 heures. Sept femmes ont témoigné dans le cadre de cette enquête, révèle une source proche du dossier à AFP. Au moins trois d'entre elles ont porté plainte.

Une seconde enquête est confiée à un juge d'instruction et porte sur les accusations de l'écrivaine Florence Porcel, première femme à avoir porté plainte contre PPDA en février 2021 pour viol et agression sexuelle. Celle-ci reproche à l'ancien présentateur du JT de l'avoir contrainte à un rapport sexuel forcé en 2004 et à une fellation cinq ans plus tard. Cette enquête avait permis de recueillir les plaintes de 22 autres femmes mais avait été classée sans suite pour prescription. L'écrivaine avait alors à nouveau porté plainte avec constitution de partie civile afin qu'une nouvelle enquête soit ouverte par des juges d'instruction.

En promotion pour son livre Derrière l'écran, Jacques Legros, actuel joker du 13 heures de TF1, a également donné son avis sur la question. "Poivre, on savait qu'il aimait les femmes jusqu'à l'excès, ça on le savait tous. Absolument tous", disait-il au micro d'Europe 1 en octobre dernier. "A chaque fois qu'on voyait passer une jeune fille jolie, on se disait : 'Ah, pourvu que Poivre ne la croise pas...'", se souvient-il encore."Mais c'est tout ! Et ça ce n'est pas un délit encore", ajoute toutefois l'ancien collègue de PPDA qui précise qu'il parlait d' "excès en nombre de femmes qu'il croisait". Il conclut: "C'est tout ce qui se savait, le reste, c'était derrière la porte."

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