François De Smet : "De Wever a le temps de faire des leçons sur le wokisme tandis qu'Anvers devient une plaque tournante de la drogue"

François De Smet, président de DéFI, est l'invité de la matinale sur LN24 et LN Radio.

François De Smet est venu sur le plateau de Café sans filtre pour évoquer les sujets qui brûlent actuellement, tels que la situation en région bruxelloise et l'élection de Saliha Raiss.

Face au plan d'actions annoncé jeudi par Alexander De Croo pour faire face aux problèmes que rencontre la Gare du Midi, François De Smet n'est pas satisfait. "Il y a des flous", commence-t-il par relever, pointant du doigt l'absence de budget ou d'échéance concernant le commissariat qui va être installé dans la Gare du Midi. Mais ce qui dérange encore plus le président de DéFI, c'est "l'aspect coup de com' et l'absence de la Gare du Nord". En effet, selon lui, la situation des deux gares est très similaire et Bruxelles-Nord mérite d'être traitée avec le même intérêt. "C'est un peu facile de s'occuper que de la gare du midi parce que c'est la vitrine", critique-t-il.

Pour François De Smet, la région bruxelloise est laissée pour compte face à un désinvestissement au niveau de la justice ou encore de la police. Les problèmes de Bruxelles faisant remonter le débat d'une seule et même commune, le président de DéFI rit doucement face à l'exemple d'Anvers. "C'est le modèle d'Anvers qui a fait arriver toute la drogue à Bruxelles et créé des zombies autour de nos gares", commence-t-il. "M. De Wever a le temps de nous faire des leçons sur le wokisme pendant qu'Anvers devient la plaque tournante européenne, voire mondiale, de la drogue".

Pour terminer, le président de DéFI critique le port du voile de l'échevine de Molenbeek, Saliha Raiss : "C'est un coup de canif de plus dans la neutralité de l'État". Pour lui, "un signe n'est pas un problème en soi mais le devient quand on représente autre chose que soi-même ou ses électeurs". Il pointe du doigt la nécessité d'un débat démocratique et le communautarisme d'Ecolo : "Ils essaient d'amener des signes conventionnels dans l'administration mais pour ça, il doit en faire un point de programme qui s'applique dans toutes les communes, plutôt que d'agir à la carte."

Abordant brièvement la question du danger des lobbies religieux dans la sphère politique, François De Smet mentionne l'EVRAS : "On l'a vu encore jeudi, il y a quelque-chose qui se passe qui est interpellant. Des lobbies religieux, ne concernant pas qu'une religion, peuvent influer sur la politique. Il faut qu'il y ait une vraie scission entre politique et religion."

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