Mercotte lance sa dernière saison du "Meilleur Pâtissier", marquée par trois Belges au casting: "Il faut savoir s'arrêter à temps"
Lundi, RTL tvi diffuse la 14e saison du "Meilleur pâtissier". Aux côtés de Cyril Lignac et Laetitia Milot, on retrouve pour la dernière fois Mercotte. Elle explique son choix.
- Publié le 14-09-2025 à 10h30

Cette saison 14 du "Meilleur pâtissier" est la dernière pour Mercotte, acolyte de Cyril Lignac depuis le début du concours en 2012. Elle évoque sa décision, prise "en âme et conscience" et elle préface cette édition marquée par la présence exceptionnelle de trois candidats belges.
Mercotte, votre décision d'arrêter "Le meilleur pâtissier" a suscité de nombreux témoignages…
C'est vrai, j'ai reçu beaucoup de messages très chaleureux. Je ne m'attendais pas à tout ça et ça m'a fait plaisir.
Pourquoi partir ?
C'est une décision que j'ai prise moi-même, en mon âme et conscience. Il faut savoir s'arrêter à temps. J'ai bientôt 83 ans (NDLR : le 28 septembre), c'est déjà énorme. C'est une question de décence. Je n'ai pas de regrets.
Pour moi, la revisite est la meilleure séquence de l'émisson
Parlons de cette saison 14. La production évoque un retour aux fondamentaux…
C'est exact. L'an dernier, nous avions inversé l'ordre des épreuves : on commençait par l'épreuve créative, puis il y avait mon épreuve et enfin, celle de Cyril. Lors de l'épreuve créative, un chef venait montrer une technique, mais il n'aidait pas les pâtissiers. Et cela n'a pas vraiment plu… Donc ici, on va de nouveau démarrer avec la revisite de Cyril, autour des gâteaux préférés des Français comme la tarte aux pommes, la tarte aux citrons, les macarons… Pour moi, c'est la meilleure séquence de l'émission parce que les pâtissiers peuvent vraiment faire preuve d'imagination.
Vous enchaînez avec votre épreuve…
Oui, avec mon fameux grimoire. Ce seront des recettes que Mme Tout-le-monde va pouvoir refaire. Pour la première émission, ce sera le Petit-duc d'hospitalité, un gâteau qui était offert aux invités en signe d'hospitalité et de prospérité, symbolisant l'accueil chaleureux réservé aux convives. C'est une recette très esthétique mais très pâtissière. Lors de ces deux épreuves, Cyril et moi allons essayer d'être très didactiques.
Et vous terminez par l'épreuve créative…
Oui, avec cette année des chefs prestigieux comme Angelo Musa, Christophe Michalak, Pierre Hermé, Nina Métayer, Guillaume Mabilleau… Sans oublier bien sûr votre compatriote Pierre Marcolini. C'est quelqu'un de très chaleureux, que je connais depuis longtemps.
Comme les candidats changent chaque année, la façon de revisiter change aussi.
Après 13 saisons, c'est compliqué de ne pas être redondant dans les épreuves ?
On revient toujours un petit peu aux classiques… Mais comme les candidats changent chaque année, la façon de revisiter change aussi. Et puis tout le monde ne nous regarde pas depuis le début, même si j'ai pu constater que certains ont grandi avec l'émission. Mais pour mon épreuve technique, il n'y a pas trop de redites.
Comment évaluez-vous le niveau de cette année ?
Il est vraiment très homogène. Au point que même le jour de la finale, ni Cyril ni moi n'avions une idée de qui allait gagner. Les candidats sont vraiment très impliqués. Ils ne sont pas là pour passer à la télé, mais pour montrer leur passion. Heureusement, nous avons mis un système de notes : on a noté individuellement la crème, le biscuit… Cela nous a permis d'être plus justes.
Je pense que lors de premières saisons, il y avait des candidats aussi forts qu'aujourd'hui.
Au fil des saisons, avez-vous constaté une évolution du niveau des candidats ?
Non, pas vraiment. En fait, tout dépend du casting. Mais la production fait en sorte que les candidats ne soient pas trop bons non plus, car il faut que l'on puisse refaire les recettes à la maison. S'ils sont trop bons, il n'y a plus de suspense. C'est vraiment tout l'art du casting de trouver des gens qui pâtissent bien et qui vont progresser tout au long du concours. Je pense que lors de premières saisons, il y avait des candidats aussi forts qu'aujourd'hui.
Pour la première fois, il y a trois candidats belges qui ont réussi le casting…
Oui ! Il y a Pascale, que j'ai souvent appelée Chantal (rires). Pourtant, ils ont leur nom sur leur tablier. Cela doit être l'âge ! (rires) C'est une candidate très intéressante, elle est à la retraite et elle est très attachante. Elle a fait énormément de progrès. Mathieu, lui, c'est un garçon sérieux et attachant, toujours d'humeur égale. Et enfin Mélody, elle a une coiffure atypique et elle se distingue aussi dans sa façon de s'habiller. On ne peut pas ne pas la remarquer.
RTL tvi, lundi 15/09, 20.25