"J'ai toujours été passionné par la nature": Tanguy Dumortier célèbre les 60 ans du "Jardin Extraordinaire" sur La Une
Le 12 octobre prochain, La Une fête le 60e anniversaire du "Jardin Extraordinaire". Pour l'occasion, Tanguy Dumortier plonge ses invités et les téléspectateurs dans les archives du magazine qui fait la part belle à la nature.

- Publié le 12-10-2025 à 11h05

Avis aux amoureux de la nature. Le 12 octobre prochain sur La Une, Tanguy Dumortier et l'équipe du Jardin Extraordinaire célébreront les 60 ans du magazine chargé de belles histoires qui part à la découverte des espèces animales les plus rares, les plus sauvages, aux quatre coins de la planète.
"Lors de cette émission anniversaire, on est allé plonger dans les racines du Jardin Extraordinaire, notamment avec Paul Galand, figure emblématique de l'émission, et d'anciens consultants, explique Tanguy Dumortier, présentateur du Jardin Extraordinaire depuis 2014. On va les inviter dans un cadre qui pourrait les surprendre et leur rappeler les précédentes années du Jardin. On va vraiment replonger dans les archives et également parler des coulisses, de la façon de reconstituer les sons, etc."

60 ans, c'est énorme pour une émission de télévision. Comment explique-t-on cette longévité ?
"Le sujet. La nature nous passionne tous. On a tous autour de nous des êtres vivants qui ne parlent pas, soit qu'on admire pour leurs facultés, soit qui nous effrayent. Dans tous les cas, ils nous intriguent. L'émission a gardé le même nom et pourtant elle a changé avec les années. Au tout début, l'objectif de l'émission était d'émerveiller sur la nature. Puis, Claudine Brasseur a apporté une mouvance un peu plus environnementaliste. Plus tard, on est revenu un peu plus aux origines avec ce but d'émerveiller. Beaucoup de jeunes s'inquiètent aujourd'hui pour le climat et l'environnement. Mais, on se rend compte qu'ils ne connaissent parfois pas la nature qu'ils défendent."
Avez-vous toujours été un passionné de la nature ?
"Oui, toujours. J'ai récemment retrouvé des petits journaux que je faisais quand j'avais 8 ans. Ça parlait des loups. Déjà à l'époque, j'aimais aller voir les animaux dans la nature et les raconter. Aujourd'hui, j'en fais mon métier mais si je n'avais pas présenté cette émission, j'aurais de toute façon fait quelque chose dans ce domaine parce qu'il me passionne."
Vous avez des saisons très remplies. Vous bougez aux quatre coins du monde pour tourner. N'êtes-vous jamais lassé de ces voyages ?
"Parfois, j'ai envie de ralentir. Heureusement, on fait beaucoup de choses en Belgique aussi. Mais, l'envie de découvrir est tellement forte. Beaucoup de voyages se préparent : la Patagonie, la mer rouge, le Sri Lanka… Voyager fait partie de mon métier. Si ça m'embêtait, j'arrêterais pour ne pas faire l'émission de trop."
Y a-t-il encore des endroits dans le monde que vous rêveriez de découvrir ?
"Plein ! À chaque voyage, on se rend compte qu'on ne voit qu'une infime partie de ce qu'il y a vraiment autour de nous."
Quelle évolution technique permet d'être aujourd'hui au plus près de la vie sauvage ?
"Il y a vraiment eu un pivot lors du passage de flambeau entre Claudine Brasseur et moi : C'est la démocratisation du matériel. Avant, pour tourner une émission, il fallait du matériel qui coûtait le prix d'une maison. Maintenant, c'est le prix d'une voiture et il est plus performant. La miniaturisation du matériel a beaucoup aidé. On utilise des mini-caméras et des drones. On peut donc opérer tout seul, juste avec un sac de 20 kilos sur le dos. Il y a 30 ans, ce n'était pas possible."
