"J'ai pleuré à plusieurs reprises" : Sandrine Dans se confie sur le tournage de sa nouvelle émission sur RTL-tvi
Dans "Animal Porté Disparu", l'animatrice plonge au cœur de recherches intenses où experts et bénévoles unissent leurs forces pour retrouver des animaux disparus.
- Publié le 05-03-2026 à 13h38

Avec Animal Porté Disparu, Sandrine Dans révèle une facette inédite du lien qui unit les humains à leurs animaux. Au fil des disparitions, elle suit une brigade d'experts — maître‑chien, tracker, comportementaliste, policier spécialisé — épaulée par une solidarité incroyable de bénévoles prêts à tout pour aider.
Entre émotions à vif, enquêtes sous tension et moments d'espoir, l'animatrice raconte un format 100 % belge où chaque recherche devient une histoire profondément humaine.
Comment est né le concept ?
"Tout est parti d'une conversation il y a six ans, lors d'un tournage de L'Amour est dans le pré, avec le réalisateur Jérôme Noël. On partageait notre passion pour les animaux et il me parle de créer une brigade qui cherche les animaux disparus. L'idée a mûri longuement avant d'aboutir, un programme télé ne se monte pas du jour au lendemain. Le résultat est une création 100 % belge, inédite ailleurs."
Incarner ce programme, c'était une évidence ?
"Je n'ai pas réfléchi trois secondes. J'ai toujours vécu avec des animaux, ça m'équilibre. Je sais ce que c'est d'en perdre, c'est très douloureux."
Qu'est‑ce qui vous a le plus impressionnée sur le terrain ?
"La complémentarité des experts, d'abord : maître‑chien, tracker, comportementaliste, policier spécialisé… Ils sont tous bourrés de talent. Les réunir crée quelque chose d'impressionnant. Et puis la solidarité, voir des bénévoles venir sous la pluie, parfois dans une région qui n'est même pas la leur, pour un animal qu'ils ne connaissent pas… C'est incroyable."
Comment gérez-vous la charge émotionnelle ?
"Je n'ai pas de filtre : si je sens du chagrin, je le vis dans mes tripes. J'ai d'ailleurs pleuré à plusieurs reprises. Mais j'ai pu m'appuyer sur l'équipe, quand c'était trop, je me retournais vers Julien, le policier. Il a l'habitude d'annoncer des nouvelles, de garder du recul. C'est ça, une équipe : chacun ses forces."
Une histoire vous a particulièrement bouleversée ?
"Oui on la verra dans le troisième épisode. Je ne peux pas en dire trop, mais ce sera très fort. On est passés par toutes les émotions. Il faudra sortir les mouchoirs."
Pourquoi ce type de récits touche-t-il autant le public ?
"Un Belge sur deux a un animal de compagnie. La projection est immédiate. L'émission apporte aussi une dimension nouvelle, les téléspectateurs vivent l'enquête avec nous, du message de disparition à tout ce qu'on met en place, en ville, en forêt, sur des hectares entiers. Ils vivent nos espoirs et nos déceptions."
Que révèle l'émission sur notre rapport aux animaux ?
"L'animal, c'est de l'amour inconditionnel. Rien n'est calculé. Il nous prend tels que nous sommes. On entend souvent des gens dire qu'ils préfèrent les animaux aux humains. Je comprends. On a toujours à apprendre d'eux. L'être humain se croit parfois supérieur… alors que c'est l'inverse."
Et vous, plutôt chien ou chat ?
"Les deux, théoriquement. Mais je n'ai pas de chat uniquement parce que ma rue est trop dangereuse. Je ne veux pas revivre ce que ma mère a vécu quand son chat s'est fait écraser. Côté chiens, j'ai perdu récemment Agatha puis Higgins – ils sont morts de vieillesse – et notre famille vient d'accueillir Marcel, un petit caniche rouquin couleur écureuil."
Quelle émission vous a le plus transformée professionnellement ?
"Signes de vie. J'avais 20 ans. Je voyageais partout dans le monde pour réunir des gens perdus de vue. C'était très intense émotionnellement, et j'ai appris mon métier là. Et puis je ne peux pas ne pas évoquer L'Amour est dans le pré, onze ans de ma vie. Une énorme page, avec une équipe devenue des amis. Je vivais presque plus avec eux qu'avec mon mari."
Comment rester en phase avec le public après presque 30 ans de carrière ?
"Parfois, des jeunes femmes me disent : Je vous regarde depuis toute petite. Et là je réalise : oui, ça fait une génération. Ce qui fait la différence ? La proximité et la spontanéité. Je reste moi‑même. Et mes enfants, 19 et 22 ans, m'aident à rester connectée."
Qu'est‑ce qui vous enthousiasme encore ?
"Tout. Les rencontres, la diversité des programmes, les équipes devenues des amis. Et surtout la gratitude : j'ai la chance de faire un métier que j'aime. Quand on s'amuse, ça se ressent."
Animal porté disparu. Chaque jeudi RTL tvi 19h50