"Chez les naturistes, le fait que j'ai du ventre, un petit ou un grand zizi a peu d'importance" : Benjamin Maréchal se met à nu sur RTL tvi
Pour son nouveau reportage diffusé ce vendredi sur RTL tvi, l'animateur a relevé un défi inattendu : vivre le naturisme de l'intérieur. En allant à la rencontre d'une communauté belge, l'animateur a choisi de tomber le maillot pour mieux comprendre un mode de vie souvent méconnu. Une expérience à la fois intime, humaine et révélatrice des enjeux auxquels fait face aujourd'hui le naturisme en Belgique.

- Publié le 03-06-2026 à 06h44

Ce vendredi, sur RTL tvi, Benjamin Maréchal se met totalement à nu… et c'est peu de le dire ! En partant à la rencontre de plusieurs communautés naturistes en Belgique, l'animateur a choisi de vivre l'expérience jusqu'au bout, abandonnant, lui aussi, ses vêtements pour mieux comprendre ce mode de vie souvent méconnu. Une démarche sans artifice, au sens propre comme au figuré, qui promet quelques moments surprenants, mais aussi sur notre rapport au corps et au regard des autres.
Comment cette émission est-elle née ?
"Chaque été, une série de reportages sur le naturisme arrivent sur le marché. Mais ceux-ci se focalisent sur la France et notamment sur les plages du sud de la France où il y a beaucoup de naturisme décomplexé. Cette année, on voulait savoir quelle était la situation des naturistes en Belgique. Sont-ils nombreux ? Quelles sont les activités qui leur sont proposées ?"
En acceptant ce reportage, saviez-vous déjà que vous alliez vous mettre à nu ?
"L'idée première était d'aller faire le reportage. Ensuite, de voir si j'allais ou pas enlever mes vêtements. Mais, en arrivant sur place, le meilleur moyen de prouver aux naturistes qu'on n'était pas venu faire quelque chose de racoleur ou venus voler leur image, était de se mettre à nu. J'étais donc quasi un peu obligé par la situation et par le respect que j'ai pour ces gens. Je ne me suis pas mis à nu une seule fois mais à chaque fois que j'allais tourner, dans les dix minutes suivant mon arrivée. Ils ont donc compris qu'on ne venait pas pour se moquer d'eux et pour les exploiter à la télé."
Ce n'est donc pas de l'IA…
"Pas du tout !" (rires)
Avez-vous hésité avant d'enlever vos vêtements face aux caméras ?
"Je savais que j'allais éventuellement devoir le faire. Mais, à ce moment-là, on est dans un réflexe journalistique. J'ai pensé au reportage et à l'histoire que j'allais raconter. J'avais quand même fixé deux conditions : je ne voulais qu'un seul caméraman avec moi si je devais me mettre à nu et je voulais, moi-même, revoir le final cut du montage. Ce n'est pas évident de se mettre à nu devant une caméra, encore moins quand on sait que ça va être diffusé. Puis, je ne suis pas gaulé comme les vedettes de la télé qui ont attention à leur image tout le temps. Quand je suis arrivée sur le terrain, j'ai pris une grande respiration et je me suis dit :"Eh merde, faisons-le !" C'est une leçon sur l'acceptation de soi en fait. Je me dis que j'ai le corps que j'ai, la vie que j'ai et c'est tout. Avant d'y aller, j'ai également pensé au jour où Maria del Rio a posé un peu dévêtue pour la couverture d'un magazine. Elle l'a fait en disant : "J'assume mon corps de femme de cet âge-là et je veux montrer qu'on peut assumer." J'avais ça dans le coin de ma tête."
Êtes-vous un adepte du naturisme hors caméra ?
"J'ai déjà fait des termes, des saunas et des hammams naturistes. Jamais de plages."
Qu'y a-t-il de différent entre le naturisme en France et le naturisme en Belgique ?
"Il y a un grand contraste entre les deux. En France, dans les zones naturistes, ça peut prendre des formes diverses et variées. Ça peut aller du naturisme pur et dur à une forme de couple décomplexé. La réalité belge n'est pas celle-là. En Belgique, la communauté naturiste est un peu vieillissante. On n'est pas dans le culte de la beauté ou de la minceur. Dès lors où on n'est pas dans tout ça, c'est beaucoup plus facile. Le fait que j'ai du ventre, un grand ou un petit zizi a très peu d'importance."
Est-ce vrai que les sensations sont décuplées lorsqu'on va nu à la plage ?
"Quand tu sens le soleil sur ta peau ou un petit filet de vent, c'est agréable. Mais quand tu es dans l'eau, tu as un autre ressenti. C'est marrant parce que les gens en font tout un monde alors qu'entre avoir un tout petit maillot ou un string et être complètement nu, il n'y a pas beaucoup de différence. En fait, c'est dans la tête."
Qu'est-ce que votre femme et votre fils vous ont dit lorsqu'ils ont vu le reportage ?
"Je cite ma femme : "Qu'est-ce que t'as besoin de faire ça ?" Elle n'est pas très contente, mais par peur du regard des autres. Quand on en parle un peu, je vois que ça gêne mon fils aussi. Mais, quand on voit l'émission, les parties sont floutées, on ne voit que mon torse, il n'y a rien de scandaleux."
Qu'est-ce qui vous a le plus frappé pendant ce reportage ?
"Ce qui me frappe, c'est l'appel au secours des gens qui ont peur que leur communauté meure, que le naturisme arrive à un point de rupture. C'est vrai que le naturisme n'attire plus les jeunes, pour différentes raisons : le climat belge, les infrastructures qui ne donnent pas envie mais aussi la difficulté globale d'être nu. Aujourd'hui, dans l'espace médiatique, symbolique et amical, on est peut-être un peu moins à l'aise avec tout ça. Pendant le reportage, je n'ai pas vu des gens de la génération TikTok et Instagram qui étaient là pour se montrer et cultiver des followers. C'était vraiment tout l'inverse de ça. Aujourd'hui, on parle plus de clubs libertins que de naturisme pur et dur. Je pense que le naturisme belge est un peu en danger, faute de combattants."