"Le JT ne me manque pas" : François de Brigode boucle la saison de "Culture en prime" et annonce une bonne nouvelle
Ce vendredi, l'ex-vedette du JT reçoit sa dernière invitée de la saison dans "Culture en Prime", rendez-vous culturel qui reviendra dès la rentrée prochaine sur La Une.

- Publié le 05-06-2026 à 14h08

Il y a un an et demi, François de Brigode tournait une page importante de sa carrière en faisant ses adieux au 19h30 de La Une après plus de deux décennies de présentation. Depuis, le journaliste – remplacé au JT par Laurent Mathieu – a relevé un nouveau défi en prenant les commandes de Culture en prime, un nouveau rendez-vous culturel diffusé dans la foulée du JT de 19h30. Ce vendredi, il présente le dernier épisode de la saison depuis Charleroi, sa ville d'origine, où Françoise Barré et lui partent à la rencontre de Mélanie Di Biasio, une chanteuse de jazz de la région qui a racheté l'ancien Consulat d'Italie pour y créer L'Alba, une maison d'artistes.
Avant de prendre quelques jours de congé, l'ex-vedette du JT (qui officie également sur Musiq3, Classic 21 et VivaCité) revient sur cette nouvelle aventure professionnelle et nous l'annonce : l'émission retrouvera les écrans à la rentrée prochaine pour une nouvelle saison !
Êtes-vous satisfait de la saison écoulée ?
"Je ne suis pas content… je suis heureux ! Parce qu'objectivement, quand j'ai remis mon projet à Jean-Paul Philippot (administrateur général de la RTBF, NdlR.), après avoir arrêté le JT, je prenais quand même un risque parce que mettre de la culture en prime time ça n'est pas nécessairement évident. Et, finalement, ça fonctionne bien avec 200.000 à 250.000 téléspectateurs en moyenne chaque vendredi, ce qui est très bien. On a eu un éventail d'invités assez large. Aussi bien des gens connus comme Jean-Michel Jarre, Jean Réno et Cécile de France, que, parfois, des écrivains qu'on connaît un peu moins comme Antoine Wauters ou Barbara Abel, et des musiciens qui ont pu faire du live. Ça me fait plaisir d'entendre les gens dire que grâce à cette émission, ils ont découvert un artiste qu'ils ne connaissaient pas. D'ailleurs, à plusieurs reprises, on a remarqué que l'émission avait un véritable impact sur les réservations de tickets de concert."
Quel a été jusqu'ici votre plus beau moment dans Culture en prime ?
"Les plus beaux moments sont ceux lors desquels les invités nous parlent d'eux-mêmes avec énormément de sincérité, en dehors de leur promotion. Dernièrement, j'ai vraiment été content d'avoir en exclusivité Emmanuel Macchia, le prix d'interprétation masculin du Festival de Cannes 2026. Il s'est livré avec beaucoup d'intelligence."
Cela fait un an et demi que vous avez quitté le JT. Est-ce que cet exercice vous manque ?
"Non, pas du tout. Je garde d'excellents contacts avec collègues du JT, que ce soit Nathalie Maleux, Sacha Daout ou encore Bruno Clément, et je continue à regarder le JT. J'ai d'ailleurs gardé cette habitude de regarder d'abord l'actualité quand je me lève le matin. Je reste un journaliste dans l'âme."
Que pensez-vous du nouveau directeur de l'information de la RTBF, Thomas Gadisseux ?
"Thomas est quelqu'un que j'apprécie. On a fait des émissions politiques ensemble, on a présenté des soirées électorales. Il a beaucoup de qualités, de très bons réflexes journalistiques, des idées et c'est aussi un homme qui sait donner un coup de pied dans la fourmilière quand il le faut."
Que pensez-vous de l'affaire Patrick Bruel ? Aviez-vous déjà reçu le chanteur sur votre plateau ?
"Non, jamais. J'ai récemment posé cette question à Olivia Ruiz dans Culture en prime. Dans son dernier livre, elle dit quelque chose d'important : Aujourd'hui, il faut apprendre à nos garçons à comprendre qu'un "non", c'est un "non". Quand on dit "non", il ne faut pas tergiverser."
On apprend que chez TF1, les interviews de l'artiste étaient confiées exclusivement à des hommes pour éviter les dérapages. Qu'en est-il à la RTBF ?
"Cette information de TF1 vient d'être révélée dans la presse. Je pense que si la RTBF avait été au courant de ses comportements, elle aurait pris des mesures radicales en ce qui le concerne."