Coupe du monde 2026 : moins de pubs, plus d'éditorial à la mi-temps sur les antennes de la RTBF
L'introduction des deux pauses fraîcheur obligatoires lors de chaque rencontre change la donne.

- Publié le 06-06-2026 à 09h59

Ce n'est pas une nouveauté mais l'institutionnalisation de deux pauses fraîcheur pendant chaque rencontre est une autre particularité de cette Coupe du monde. Si pour les Américains, le saucissonnage des rencontres sportives est la norme, pour nous, Européens, cela laisse dubitatif. "Le footeux que je suis n'a pas besoin de ça", nous confie Massimo Papa, directeur général adjoint de la RMB.
Ces interruptions des rencontres étant désormais imposées, la question était de savoir qu'en faire. Soit ne pas perturber les habitudes des téléspectateurs en laissant les images tourner, quitte à voir des joueurs qui se rafraîchissent comme cela se fait le plus souvent avant une séance de tirs au but, et donc ne pas avoir grand-chose qui se passe à l'écran, soit introduire des spots publicitaires. C'est cette seconde option qui a été choisie du côté de la RMB, avec un succès certain.
Les annonceurs y trouvent leur compte. Assez rapidement, ils ont montré leur intérêt, notamment ceux du secteur boisson, explique Massimo Papa. "Ils savent que ça va être un écran court plutôt qualitatif qui va se trouver dans le feu de l'action, donc en théorie, avec peu de déperdition d'audience." Il est vrai que lors des mi-temps d'une durée de 15 minutes, une partie de l'audience part vaquer à d'autres occupations et ne suit pas forcément le contenu éditorial proposé par les journalistes et invités en plateau.
Cela dit, souligne-t-il, ces écrans supplémentaires ne signifient pas qu'il y aura plus d'argent. En revanche, il y aura une conséquence directe qui ne devrait pas déplaire aux passionnés du ballon rond.
"C'est la RTBF qui a tranché. On a pris le pli de mettre des pages publicitaires lors des pauses fraîcheur pour privilégier l'éditorial au moment de la mi-temps. Quand on interrompt l'éditorial avec une à deux pages publicitaires, le consommateur aime un peu moins. C'est donc une opportunité de faire plus de qualitatif au moment de la mi-temps et de malgré tout faire le plein publicitaire avec les pauses fraîcheur", précise Massimo Papa.
C'est aussi une épine de moins dans le pied des équipes de la RTBF qui couvrent les matchs du Mondial. "S'ils avaient dû préparer de l'éditorial pour ces moments-là, il y avait un coût."