David Delferière, 6 années de présidence et 5 fiertés : "L'intégration des U23 a été un grand pas"
Le Sonégien quitte la présidence de l'ACFF avec un sentiment de devoir accompli.

- Publié le 20-06-2025 à 20h21

Après six années à la présidence de l'Association des clubs francophones de football, David Delferière tourne une page de sa longue carrière de dirigeant fédéral. Au cours de son parcours à la tête du conseil d'administration, il a contribué à la réalisation de plusieurs accomplissements, toujours entouré du conseil d'administration. Ce samedi, les 12 membres choisis par l'assemblée générale devraient élire Philippe Godin comme nouveau président. Le Liégeois étant le seul candidat.
En attendant l'arrivée de son successeur, David Delferière revient avec nous sur ses cinq fiertés au cours de ses différents mandats.
1. La réforme de l'ACFF
"Au niveau de la réorganisation interne de l'association, les effets ont pu être constatés cette année. Les pouvoirs ont été séparés entre les différents comités. Aujourd'hui, la majorité des joueurs peuvent comparaître en vidéo-conférence et ne doivent plus se déplacer. Nous avons accueilli un nouveau directeur général et la structure a bien changé. En 2026, tout le personnel sera également installé à Tubize et non plus dans des bureaux provinciaux. Cette transition a aussi commencé."
2. La réforme des championnats
"Nous avons dû revoir la structure des compétitions avec l'intégration des U23 dans les championnats amateurs. Il s'agit d'un grand pas car ce sujet était déjà sur la table en 1999, lorsque j'étais au comité exécutif de l'Union belge."
3. La gestion du Covid
"Dès mes débuts en tant que président, j'ai dû faire face à la crise du Covid, avec une interruption des championnats en mars la première saison et en novembre la deuxième. Il a rapidement fallu trouver des solutions sportives et financières pour nos clubs. Nous avons géré du mieux que nous le pouvions."
4. Les fiançailles avec le futsal
"Récemment, il y a un rapprochement entre l'ACFF, l'URBSFA et la ligue de futsal. Il s'agit de la première saison mais le virage est important et on devrait rapidement en ressentir les effets."
5. La reconnaissance des instances politiques
"La fédération Wallonie-Bruxelles a débloqué une part de budget importante pour nos projets. Je pense par exemple au développement du Pôle-Elite. Au fil des années, cette reconnaissance a été reconduite."
Un seul regret
S'il est satisfait de nombreuses choses et de son investissement pour l'ACFF, David Delferière n'a qu'un regret : la fin de l'existence des bureaux provinciaux. "Il s'agit d'un regret au niveau de la proximité mais il faut ouvrir les yeux et comprendre que c'était nécessaire au niveau économique. Il ne restait plus qu'une ou deux personnes dans chaque bureau, voire moins à cause du télétravail. Un tel changement était inévitable. Et puis, il faut vivre avec son temps. La seule chose possible est d'être nostalgique du passé."