Waterloo: l'insécurité règne dans le quartier de la gare
Trafic, agression, vol,… les faits se multiplient au grand dam des riverains.
- Publié le 22-10-2016 à 09h33
- Mis à jour le 22-10-2016 à 13h48

Trafic, agression, vol,… les faits se multiplient au grand dam des riverains. Au sein de nombreuses communes, les quartiers aux abords des gares sont souvent problématiques. Et malheureusement, Waterloo ne déroge pas à la règle. Ces derniers temps, les événements négatifs ont tendance à s'y multiplier, au grand désarroi des riverains qui ne savent plus quoi faire pour se sentir en sécurité… chez eux ! "J'habite dans la rue de la Station depuis quatre ans et demi et il y a toujours des choses négatives qui se passent ici, déplore Sandra. La dernière me concernant, c'était une agression violente dans notre petit immeuble il y a une dizaine de jours."
Autre problème pour les riverains : les trafics en tout genre. "Il y a des trafiquants sur le parking des Savonniers et la police ne fait rien. Il a fallu quatre appels de détresse de ma part et des voisins pour voir une patrouille arriver vingt minutes plus tard."
Et cette situation, qui ne date pas d'hier, les riverains ne la supporte plus ! "Cela a commencé il y a quelques années avec des voitures incendiées de manière volontaire. Tous les week-ends, il y a du tapage nocturne avec des jeunes qui crient dans la rue de la Station."
Pas plus tard que jeudi, une jeune fille âgée de quinze ans se serait fait suivre et aurait subi des attouchements, toujours dans la rue de la Station, à hauteur de l'ancien internat. "Ce que nous souhaitons, c'est l'installation de caméras de surveillance. Je pense également que mieux éclairer les rues permettrait de réduire ce sentiment d'insécurité tout comme une plus grande présence policière", continue Sandra qui va lancer une pétition afin de faire bouger les choses.
Consciente de la problématique, Florence Reuter, la bourgmestre, se dit prête à entendre les riverains et à répondre à leurs demandes autant que possible. "C'est vrai qu'il y a des problèmes mais on essaye de les résoudre, confie-t-elle. Par exemple, un cas particulier a été réglé récemment. Il était lié au locataire d'un logement public qui posait des problèmes. Le juge a tranché et cette personne va devoir s'en aller."
