Les pompiers de Wavre pleurent leur frère Luc mort à cause d'un conducteur fantôme

Luc Desmedt n'a laissé que des bons souvenirs au sein de la caserne wavrienne.

Y.N., E. Brl.
Les pompiers de Wavre pleurent leur frère Luc mort à cause d'un conducteur fantôme
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Luc Desmedt n'a laissé que des bons souvenirs au sein de la caserne wavrienne. Ambiance particulièrement lourde, vendredi, au sein de la caserne des pompiers de Wavre. Au lendemain de l'accident qui a ôté la vie Luc Desmedt du côté d'Obourg, un camion a été mis en berne, la cabine de tête recouverte d'un large drap noir. À l'intérieur de la caserne, un registre de condoléances est accessible à tous ceux qui l'ont connu. Une bougie est allumée devant une statuette à l'effigie de la Sainte Vierge.

Les mines des sapeurs-pompiers wavriens sont particulièrement fermées, défaites. Mais au moment d'évoquer la personnalité du sous-officier, père de quatre enfants, les visages s'illuminent. "C'était un vrai phénomène, confient Dimitri Jandrain et Jérôme Joos. C'était un vrai bonhomme. Très discret, très réservé - il était membre de la communauté des mormons - mais toujours à l'écoute des autres, toujours prêt à rendre service. Il avait le cœur sur la main."

Les deux hommes savent de quoi ils parlent : ils travaillaient avec Luc depuis respectivement 12 et 18 ans. "À Wavre, les pompiers sont une famille. Parfois il y a des disputes mais il y a surtout beaucoup d'amour et d'amitié. Luc, c'était un frère pour nous tous."

Électromécanicien de formation, il avait été engagé comme technicien au sein de la clinique Saint-Pierre d'Ottignies avant d'entrer chez les pompiers de Wavre. Comme volontaire d'abord, en 1998. Puis en tant que professionnel, deux ans plus tard. "Il était très inventif et astucieux. Un peu farfelu parfois. Il avait toujours plein d'idées. Et quand il en avait une, il allait jusqu'au bout. Impossible de l'arrêter."

Et les deux pompiers de sourire. "C'était vraiment un chic type. Il ne se disputait jamais avec personne. On ne sait pas en dire du mal. Quand nos supérieurs l'enguirlandaient, il rigolait. Il voyait toujours le bon côté des choses. Il était dans son monde. C'était un véritable passionné de trains et il lui arrivait de transformer la cantine en véritable réseau de chemin de fer lors des périodes calmes durant les gardes."

S'il n'était pas un meneur dans le groupe, il participait volontiers aux activités annexes et n'hésitait pas à faire part de sa bonne humeur. "Il était effacé mais, quand il rigolait, tout Wavre l'entendait. C'était aussi un gros mangeur. Lors d'un réveillon, il avait une fois mangé 17 verrines au petit matin parce qu'il avait un petit creux…"

Vendredi, l'annonce de son décès a été vécue comme un coup de poignard par les hommes du feu wavrien. "On en a eu les jambes coupées, explique Jérôme. Je devais aller avec lui à Walibi demain. Il venait pour faire sa garde lorsqu'il a eu son accident. Je devais la faire avec lui. Quand je suis allé faire mon lit, j'ai vu que le sien était vide. Ça m'a bouleversé…"

L'autoroute fermée plusieurs heures

Jeudi soir, pas moins de cinq véhicules ont été impliqués dans ce dramatique accident. L'autoroute a, de ce fait, été totalement entravée. À l'heure des faits, de nombreux automobilistes étaient sur la route. S'ils sont nombreux à avoir croisé le chauffard, ils étaient tout aussi nombreux à se retrouver bloqués sur l'autoroute, qui a, en effet, dû être fermée à la circulation durant plusieurs heures. Plusieurs kilomètres de bouchons étaient à déplorer. Les équipes sur place ont dû nettoyer la chaussée et évacuer les véhicules accidentés, dont il ne reste malheureusement pas grand-chose. L'autoroute a finalement pu être rouverte un peu avant trois heures du matin.

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