Braine-l'Alleud : Faux rapport médical, vraies sanctions
Deux amies confectionnent de faux documents l'obtention de la garde d'un enfant.
- Publié le 22-11-2016 à 06h00
- Mis à jour le 22-11-2016 à 13h28

Deux amies confectionnent de faux documents l'obtention de la garde d'un enfant. En mars 2013, un père de famille qui vivait séparé de la mère de son enfant a déposé plainte contre celle-ci, qui habite à Braine-l'Alleud. Il estimait avoir été calomnié dans le cadre d'une procédure en cours devant le tribunal de la jeunesse.
Notamment via un rapport médical déposé par la dame à l'appui d'une demande d'hébergement exclusif, alors que le tribunal avait décidé, peu avant, d'instaurer un hébergement alterné de l'enfant.
Les enquêteurs se sont notamment intéressés à ce rapport, signé par un médecin psychiatre d'Erasme… où ce nom était totalement inconnu des responsables. Par ailleurs, le logo figurant sur le document était un modèle ancien, que l'institution n'utilisait plus.
L'adresse privée du soi-disant spécialiste était celle d'un véritable pédopsychiatre, mais qui ne répondait pas à ce nom. Il s'agissait de l'ancien compagnon de Marie-Josée, une habitante d'Uccle… qui était aussi l'amie de la Brainoise.
Les policiers sont allés chez elle et, alors que l'intéressée niait tout en bloc, ils ont trouvé dans son ordinateur quatre courriers échangés entre les deux femmes, une copie d'une plainte déposée par la Brainoise contre son compagnon, une lettre sur le comportement de l'enfant à la crèche, ainsi que plusieurs faux certificats médicaux.
Compromettant ? Marie-Josée a admis que tout cela pouvait être troublant, mais elle a hasardé que, peut-être, son amie avait utilisé son matériel informatique à son insu. Alors que cette dernière serait bien en peine de rédiger de faux documents médicaux… puisqu'elle maîtrise très mal le français !
Les deux dames se retrouvaient dès lors, il y a un mois, devant le tribunal correctionnel pour s'expliquer sur des préventions de faux et d'usage de faux. Et Marie-José, après avoir tout nié en bloc en s'alignant sur la position de sa copine, a fini par avouer qu'elles avaient écrit le rapport litigieux à deux.
Le tribunal a rendu son jugement hier matin : les deux prévenues écopent d'une même peine, fixée à un an de prison avec sursis et une amende ferme de 300 €.
