Le radar tronçon de la N25 est actif, un second prévu l'an prochain
La ministre De Bue a commandé une étude sur les effets d'une réduction de vitesse mais elle est restée sur sa faim.
- Publié le 18-06-2020 à 06h30
- Mis à jour le 18-06-2020 à 18h21

La ministre De Bue a commandé une étude sur les effets d'une réduction de vitesse mais elle n'est pas satisfaite des résultats.
Installés depuis plusieurs mois déjà, les portiques du radar tronçon sur la N25, dans les deux sens, entre Ways et Court-Saint-Étienne, n'attendaient plus que leur homologation. C'est désormais chose faite et ils sont prêts à flasher les automobilistes qui auraient le pied un peu trop lourd. La ministre wallonne de la Sécurité routière l'a confirmé dans sa réponse au député wallon Olivier Maroy. Elle a également confirmé le placement d'un second radar tronçon l'an prochain entre les Trois Burettes et Beaurieu, à Court-Saint-Étienne.
Valérie De Bue a annoncé d'autres avancées en vue de la sécurisation de cet axe qui a connu de nombreux accidents parfois (très) graves. La brochure du SPW Mobilité et Infrastructures visant à sensibiliser le monde agricole sur la signalisation des véhicules a été finalisée en mai, en concertation avec la FWA (Fédération wallonne de l'agriculture). Le syndicat agricole a donc donné son approbation, ce qui n'était pas gagné : on se souvient que certains de ses membres s'étaient offusqués en mars dernier de l'ébauche de cette brochure qui faisait mention d'une obligation pour les engins agricoles d'être accompagnés par un véhicule d'avertissement, utilisé habituellement pour les convois exceptionnels. Le document précise toutefois que si la largeur de l'engin est supérieure à 3,5 m, il doit être accompagné d'un tel véhicule.
La ministre a par ailleurs évoqué la possibilité d'une réduction de la vitesse sur la N25 et a commandé en février dernier une étude au Service public de Wallonie. La conclusion du SPW : il faut tenter de réduire le différentiel de vitesse entre les véhicules et les tracteurs, nous dit-on au cabinet de la ministre. Pas assez concret au goût de la ministre, qui a demandé une étude plus approfondie.
Enfin, elle a annoncé être favorable à l'usage d'une signalisation dynamique quand la technologie sera mûre. On pourrait dès lors imaginer des panneaux qui avertiraient en temps réel la présence de tracteurs sur la N25. Elle n'exclut pas non plus le réaménagement d'entrées et de sorties, en concertation avec le cabinet du ministre de la Mobilité Philippe Henry.