Daniel Cappiau, le "cinglé" brainois du Ventoux
Le Géant de Provence fait rêver le cycliste brainois Daniel Cappiau qui vient de battre deux de ses records lors de récentes ascensions.
- Publié le 22-06-2023 à 10h00

Le cycliste brainois Daniel Cappiau est un irréductible passionné du Mont Ventoux. Une ascension qui le fait rêver. "C'est un col extraordinaire, on ne sait toutefois jamais comment cela va se passer et surtout, quelle sera la météo là-haut… Il arrive qu'on débute l'ascension avec 27 degrés et une fois le sommet atteint, on est obligé de mettre une veste pour redescendre…"
C'est devenu une habitude pour le Brainois, il prend part chaque année au mois de juin au Gran Fond du Mont Ventoux. Avec des objectifs qui se veulent de plus en plus ambitieux. "Je visais le Top 15 et au final, je prends une magnifique dizième place dans ma catégorie sur 257, et une 192e place au général sur 1983 participants classés ! C'était sur les 130 kilomètres avec l'ascension du Ventoux via Sault."
Une excellente performance qui vaut au Brainois d'atteindre un objectif: "je suis qualifié pour le championnat du monde des GF UCI en Écosse."
Comme il était sur place en Provence pour quelques jours, Daniel Cappiau a décidé de s'attaquer à un autre de ses records, les cinglés du Ventoux, qui consiste à gravir le Ventoux par les trois côtés possibles: Sault, Malaucène et Bédoin. "J'ai réalisé mon défi des cinglés en 6h52'46'', soit 27 minutes de mieux que mon précédent record en 2021 ! J'ai eu la chance de croiser le recordman des ascensions, il est Belge, c'est un Carolo surnommé ''ventoussimo''. Actuellement, il a fait 991 montées."
C'est que le mont chauve, comme il est appelé, fait rêver de nombreux cyclistes de part sa particularité de se terminer sur un sommet aux apparences lunaires… "Il est juste mythique, exceptionnel. Moi, je préfère le côté Malaucène… Certains diront que le plus dur est celui par Bédoin… Chacun a sa préférence mais il reste dangereux. Il faut bien entendu être bien préparé pour débuter l'ascension. Mais une fois au sommet, la descente peut s'avérer elle aussi bien compliquée. Il y a des personnes qui prennent des risques inconsidérables. Le jour du Gran Fondo, deux personnes ont été emmenées à l'hôpital par hélicoptère. Personnellement, je ne descends pas plus vite que 57 km/h. Il ne faut pas oublier que l'on n'a qu'un casque pour nous protéger. Et à cette vitesse-là, c'est déjà énorme. Beaucoup dépassent pourtant les 70 km h…."
Sage, Daniel Cappiau pourra continuer à gravir son mont préféré, lui qui en est déjà à sa cinquante-huitième ascension du Géant de Provence.