Un nouvel échevin à Beauvechain, Moustapha Nassiri va remplacer Lionel Rouget : "je n'étais pas vraiment préparé sur le coup"
Après l'annonce de la démission de Lionel Rouget de son poste d'échevin (finances, sport et mobilité), son remplaçant se dit à la fois surpris et prêt à relever le défi.
- Publié le 11-08-2023 à 16h11

Moustapha Nassiri remplacera donc Lionel Rouget au poste d'échevin à Beauvechain. Pour sa première législature au conseil communal, cet habitant de Hamme-Mille, 49 ans, marié, quatre enfants, avoue qu'il "savoure le moment… C'est vrai que ce n'est pas évident, je n'étais pas vraiment préparé sur le coup. Mais je savais que Lionel postulait pour différents boulots depuis environ un an, avec la possibilité qu'il quitte le collège communal. J'ai donc beaucoup discuté avec lui ces 12 derniers mois sans oublier que je suis quand même quelqu'un de très actif dans mon mandat depuis le début de la législature. Et surtout au niveau des finances puisque je prépare un master en économie politique et sociale. Je suis donc attentif aux finances publiques et surtout de la Commune depuis trois ans. Mon mémoire est consacré au financement des pouvoirs locaux et la bonne gestion… Donc quelque part, ça tombe bien !"
Mais qu'on ne s'y trompe pas, Moustapha Nassiri a conscience qu'il y a de nombreux challenges à relever. "Des tas de choses sont à faire pour la mobilité, une matière qui m'inquiète plus que les finances ! Les gens sont en attente. Il faudra consulter car je m'inscris dans l'école où on ne prend aucune décision seul. Et donc, il faut aller vers le citoyen ! Moi, je ne suis pas là pour un lobby ou un parti, même si j'ai une couleur. Je suis socio-libéral avec le but de créer de la richesse pour la redistribuer. Au niveau communal, il n'y a cependant pas de parti à mes yeux, juste des citoyens. Je pense qu'il y a du bien partout, et si c'est bon pour la population, c'est le principal !"
Moustapha Nassiri arrive au collège en fin de mandature: "Mener des nouveaux projets sera impossible puisque ce n'est plus autorisé. En revanche, là où il y a des budgets, on avancera. Je ne suis toutefois pas quelqu'un qui vise les grands investissements et encore moins les emprunts".
Avec un frère échevin à Wavre, est-ce une histoire de famille chez les Nassiri ? "Je ne sais pas mais… il y a un destin ! Quand on fait de la politique, on a forcément un peu d'ambition. On espère faire des voix, puis arriver à être élu au conseil et pourquoi pas devenir échevin ! J'ai toujours été fasciné par la et le politique. Pourquoi ? Parce qu'il y a un peu d'inégalité, parce qu'il y a des choses à dire ou à défendre ! Je suis issu de l'immigration. Mes parents sont arrivés du Maroc en 1959, quand le pays avait besoin de bras. Mon papa m'a toujours dit: ce qui est important, ce n'est pas d'où tu viens, mais ce que tu fais pour la communauté dans laquelle tu évolues. Mon frère est échevin à Wavre, je le deviens Beauvechain, dommage que papa soit décédé voici trois ans, il ne pourra pas voir cela… Mais voilà, si on sait avancer, avançons."
Moustapha Nassiri attache aussi beaucoup d'importance à la méritocratie. "Je suis militaire, détaché auprès de la ministre. Je traite l'approche syndicale avec quelques dossiers bien menés: l'augmentation des salaires des militaires, les chèques repas et le nouvel uniforme".