Suppression du bus De Lijn à Rosières: "La Flandre n'a pas tenu ses engagements"
De Lijn n'a pas informé la Région wallonne de la suppression de la ligne 345 qui desservait Rosières. Cela aurait pourtant dû être fait, se plaint le ministre Philippe Henry.
- Publié le 24-01-2024 à 08h44
Pas plus que les Rosiérois privés de leur bus, le ministre wallon de la Mobilité, Philippe Henry (Écolo), n'a apprécié la suppression de la ligne de bus De Lijn 345.
"De Lijn a décidé de supprimer certaines lignes. La mise en œuvre du plan de De Lijn s'est faite sans en informer le SPW ou le TEC dans un délai raisonnable, en complète opposition avec les accords de coopération entre nos Régions" , a regretté le ministre Henry, interpellé sur le sujet au parlement par le député László Schonbrodt (PTB).
"La Flandre vient de supprimer plus de 3 000 arrêts De Lijn, soit 17% du nombre total d'arrêts. Cela impacte également la desserte en région wallonne , constate Philippe Henry. Alors que l'accord de coopération de 1991 prévoit que "l'offre globale de l'exploitant secondaire dans la région de l'exploitant principal n'est pas modifiée de plus de 10% par rapport au 1 er janvier 1991" et que "toute modification doit être communiquée par l'exploitant secondaire à l'exploitant principal". Aucune de ces conditions n'a été respectée par De Lijn et la Flandre à l'heure actuelle."
Le ministre ne veut pas rester les bras ballants
Le ministre Henry ne compte pas rester les bras ballants face à ce constat, assure-t-il: "Depuis septembre 2023, nous interpellons le cabinet de la ministre (flamande de la Mobilité) Lydia Peeters à ce sujet: d'abord, sur la suppression de la ligne 74 Liège-Tongres; puis, encore en ce moment, à cause de la réforme plus importante du réseau de De Lijn" .
La suppression de la ligne 345 est donc un coup de canif supplémentaire dans le contrat passé entre les deux Régions. "En région wallonne, l'offre De Lijn a diminué de 31% entre 1991 et 2021. Il s'agit donc d'un processus qui n'est pas neuf, mais qu'il faut continuer de dénoncer, car celui-ci se fait sans concertation avec l'administration et le TEC, ainsi que sans approbation du gouvernement wallon. Par conséquent, j'ai inscrit ce point lors de la dernière CIM (conférence interministérielle) Mobilité, pas plus tard que mercredi passé, pour en discuter de vive voix avec la ministre Peeters. Nous avons convenu d'organiser tout prochainement une bilatérale entre ministres et en présence de nos administrations et opérateurs de transport respectifs" .
De là à écrire que De Lijn sera bientôt de retour à Rosières, il y a un pas que nous n'oserons pas franchir.