Mobilisation devant l'hôpital de Nivelles pour réclamer la régularisation d'un travailleur

Abdoulaye Dieme était demandeur d'asile lorsqu'il a suivi une formation au nettoyage en milieu hospitalier. Lors de son stage à l'hôpital de Nivelles, il a été engagé et a par la suite obtenu un contrat à durée indéterminée.

Urgences hôpital centre hospitalier Nivelles clinique soins santée
©Jean Luc Flemal

Un rassemblement a été organisé jeudi devant l'hôpital de Nivelles, à l'initiative des organisations syndicales en front commun, pour appeler à la régularisation d'Abdoulaye Dieme, un travailleur bénéficiant d'un CDI au sein du Centre hospitalier avant d'être débouté, il y a un an, de sa demande d'asile. Il a alors perdu son travail, son logement, ses droits sociaux... Sa demande de régularisation, soutenue par ses collègues mais aussi par son employeur, n'avance pas et il est aujourd'hui obligé de vivre caché, comptant sur la solidarité de ses amis.

Abdoulaye Dieme était demandeur d'asile lorsqu'il a suivi une formation au nettoyage en milieu hospitalier. Lors de son stage à l'hôpital de Nivelles, il a été engagé et a par la suite obtenu un contrat à durée indéterminée. Il a travaillé durant la période covid : habitant à Nivelles, il a pu assurer de nombreuses heures supplémentaires dans une période où le travail de nettoyage était crucial dans les hôpitaux.

Migrants il y a 170 ans, les Gréziens veulent aujourd'hui être hospitaliers

Un recours introduit

Un recours a été introduit contre la décision qui l'a débouté il y a un an de sa demande d'asile et cette procédure est en cours. En parallèle, avec le soutien de ses collègues, Abdoulaye Dieme a introduit une demande de régularisation appuyée par 80 témoignages individuels, une promesse d'embauche de la direction de l'hôpital dès que la situation administrative le permettra, et une pétition de 5000 signatures.

"Un an plus tard, ce dossier n'a même pas été ouvert par les autorités compétentes. Nous avons quelqu'un qui avait un contrat de travail, qui était intégré et très apprécié de ses collègues comme de son employeur, qui exerçait un métier en pénurie. Il a tout perdu et est devenu un invisible. Cette situation est tout à fait inacceptable", indiquait sur place Christian Guldentop, secrétaire permanent de la CSC Brabant wallon.

Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...